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161 manifestants tués en Iran : la communauté internationale doit réagir

La violence dont font preuve les forces de sécurité iraniennes s’est soldée par la mort d’au moins 161 manifestants depuis que des manifestations ont éclaté le 15 novembre.

Le nombre de victimes enregistrées en deux semaines de manifestations s’élève à au moins 161. Ces décès sont dus très majoritairement à l’usage d’armes à feu. Un homme serait mort après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, un autre après avoir été roué de coups. Ce bilan sombre témoigne d’un mépris cruel pour la vie humaine. Nous enquêtons sur place pour déterminer le nombre exact de victimes.

Un mépris flagrant de la vie humaine

Les nombreuses vidéos que nous avons analysées confirment les récits terribles de témoins et de militants des droits humains. Les forces de sécurité iraniennes tirent délibérément sur des manifestants non armés qui ne représentaient aucune menace sérieuse.

Dans de nombreux cas, les autorités iraniennes ont refusé de restituer les dépouilles des victimes à leur famille et, parfois, les forces de sécurité ont retiré les cadavres des morgues pour les transférer dans des lieux tenus secrets.

Lorsqu’elles ont rendu les dépouilles à leur famille, les autorités ont parfois réclamé un paiement en invoquant divers motifs, notamment le coût de la balle qui a tué leur proche. Les autorités ont même menacé d’arrêter les familles des victimes si elles organisent des funérailles pour leurs proches ou parlent aux médias. Ces allégations ont été niées par au moins un haut responsable de la province du Khuzestan.

Certains manifestants blessés auraient aussi étaient déplacés des hôpitaux vers des centres de détention, mettant leurs vies en danger.

Un silence pesant

Aux termes du droit international, les forces de sécurité ne peuvent recourir à la force meurtrière qu’en tout dernier recours, lorsque cela est absolument inévitable pour protéger des tiers contre une menace imminente de mort ou de graves blessures. Même si une faible minorité de manifestants fait usage de violence, les forces de sécurité doivent faire usage de la force de façon proportionnée et légale en réponse à la violence à laquelle elles font face.

Jusqu’à présent, si le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, l'UE et plusieurs États condamnent l’usage excessif de la force, ils ne reconnaissent pas explicitement le recours à la force meurtrière visant à tuer des manifestants, malgré les éléments de preuve qui s'accumulent.

Leur réaction prudente est plus qu’insuffisante. Ces homicides doivent être condamnés fermement et définis comme ce qu’ils sont : un usage meurtrier et totalement injustifié de la force dans le but d’écraser la dissidence.

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