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Une manifestation contre la grâce accordée par le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski à l'ancien président Alberto Fujimori à Lima © Juan Vita/SOPA Images/Getty Images

Une manifestation contre la grâce accordée par le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski à l'ancien président Alberto Fujimori à Lima © Juan Vita/SOPA Images/Getty Images

Une manifestation contre la grâce accordée par le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski à l'ancien président Alberto Fujimori à Lima © Juan Vita/SOPA Images/Getty Images

Justice internationale et impunité

Pas de grâce pour Alberto Fujimori

Bonne nouvelle ! La grâce accordée à l’ancien président du Pérou n’est pas valide juridiquement. Une décision juste de la Cour Suprême pour défendre les droits des victimes.

La décision de ne pas accorder la grâce à Alberto Fujimori était attendue par les victimes des crimes contre l’humanité pour lesquels l’ex-président péruvien a été condamné à 25 ans d’emprisonnement.

La grâce accordée à Alberto Fujimori le 24 décembre 2017 a inutilement rouvert de terribles blessures. Cette décision prend acte de la lutte historique menée par les familles concernées, qui ont pendant plusieurs décennies défendu leurs droits à la vérité, à la justice et à réparation.

Une lutte courageuse

Nous avons été témoins du courage dont ont fait preuve les victimes et leurs proches dans leur inlassable combat pour le respect de leurs droits à la justice, à la vérité et à réparation.

Leur vaillance nous encourage à nous mobiliser contre l’impunité et à exiger de l’État qu’il fasse prévaloir la justice sur tout autre intérêt.

La Chambre pénale spéciale a apparemment clairement établi que les crimes contre l'humanité ne peuvent pas demeurer impunis. Elle souligne qu’il est nécessaire que soit mis en place un régime particulier pour que les amnisties concernant des crimes contre l’humanité soient examinées par un organe judiciaire.

Enfin, la Chambre pénale spéciale a indiqué qu’elle a établi l’incompatibilité de cette amnistie avec les obligations internationales de l’État péruvien en suivant les lignes directrices établies par la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

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