
Amnesty International France participe au rassemblement organisé par différents organisations de la diaspora birmane le samedi 16 septembre, esplanade du Trocadéro.
Depuis deux semaines, l’armée du Myanmar a intensifié sa répression contre les civils Rohingyas, une minorité de confession musulmane.
Une nouvelle étape a été franchie dans les violences qui frappent depuis des décennies les Rohingyas. Les persécutions subies aujourd’hui sont d’une ampleur sans précédent : exécutions de civils par les forces armées, torture, villages réduits en cendres, mines anti-personnelles positionnées sur les routes empruntés par les déplacés et réfugiés.
En 15 jours, 370 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh au prix de marches de plusieurs jours.
Une population entière est traitée comme un ennemi. Des crimes contre l’humanité sont commis et l’armée bénéficie d’une impunité totale.
Les autorités ont également mis fin à l’approvisionnement vital en nourriture, eau et médicaments à des milliers de personnes, et empêchent l’accès aux enquêteurs de l’ONU, aux organisations humanitaires, aux observateurs des droits humains et aux journalistes.