
Dans le cadre du Cinéma et droits humains projections du film Gaza mon amour le 11 janvier de T. et A.Nasser (Israel,territoires occupes) au cinéma Odyssée.
Issa, un pêcheur de soixante ans, est secrètement amoureux de Siham, une femme qui travaille comme couturière au marché. Il souhaite la demander en mariage. C’est alors qu’il découvre une statue antique du dieu Apollon dans son filet de pêche, qu’il décide de cacher chez lui. Quand les autorités locales apprennent l’existence de ce trésor embarrassant, les ennuis commencent pour Issa.
Tarzan Nasser explique que le conflit israélo-palestinien est à la base de tous les problèmes des Gazaouis : « Ainsi, en filmant le quotidien des Gazaouis, nous filmons le conflit même si nous n’en parlons pas directement. En fait, nous filmons les effets du conflit plutôt que le conflit lui-même. » On peut ainsi voir dans le film que les habitants de Gaza subissent des coupures d’électricité régulières, suite au bombardement de leur centrale par Israël, qui n’a jamais été correctement réparée depuis. « À l’ère de la technologie et d’internet, c’est un gros handicap », souligne Arab Nasser.
En montrant l’action répressive de la police, les réalisateurs critiquent le Hamas, sujet peu courant dans les films palestiniens. Arab Nasser témoigne : « Ce gouvernement de la bande Gaza n’a aucune expérience, il ne sait pas comment gérer la population. Ils ont appris à gouverner sur le tas et maintenant, ils contrôlent Gaza depuis quinze ans. […] On a essayé de les représenter de façon réaliste, sans caricature. Je ne dis pas qu’ils sont très intelligents, mais ils ne sont pas aussi stupides qu’on le pense. »