Il faut interdire le recours aux grenades assourdissantes lors des manifestations en Grèce

Des grenades assourdissantes sont utilisées par la police grecque contre des manifestant·e·s pacifiques. Ces armes dangereuses peuvent entraîner des séquelles à vie et ne sont pas adaptées au maintien de l’ordre lors des manifestations. Demandez aux autorités grecques d’interdire l’utilisation de grenades assourdissantes dans le cadre de rassemblements et de protéger le droit de manifester.

Quel est le problème ?

Les manifestations pacifiques ne sont pas des champs de bataille. Pourtant, en Grèce, la police a recours depuis des années à des grenades assourdissantes contre des manifestant·e·s pacifiques et des journalistes lors de manifestations.

Les grenades assourdissantes ne permettent pas d’assurer un maintien de l’ordre dans de bonnes conditions de sécurité lors des manifestations. Ces grenades dangereuses et explosives sont conçues pour produire un choc, désorienter et terrifier, et semer la panique lors de manifestations très denses. Lorsqu’elles explosent, elles produisent un éclair de lumière vive et un bruit assourdissant. Elles peuvent engendrer une perte d’audition et des brûlures, ainsi que des blessures dues à l’explosion et la fragmentation du projectile.

Le 26 janvier 2025, alors qu’il couvrait une manifestation, le photojournaliste Marios Lolos a subi une perte d’audition et été blessé à la tête après avoir été touché au niveau de la tête par une grenade assourdissante tirée par la police. Selon lui, le policier a intentionnellement lancé la grenade dans sa direction.

« Si elle avait explosé devant mon visage… je ne serais pas en train de vous parler aujourd’hui. »

Marios Lolos, photojournaliste

Le 10 mai 2022, Giorgos Mavros, un étudiant, a subi une perforation du tympan, des blessures et des brûlures à la tête, au bras droit et à l’épaule à cause de l’explosion d’une grenade assourdissante. Il protestait pacifiquement avec d’autres étudiant·e·s contre le recours illégal à la force par la police à l’université de Thessalonique. Giorgos était en sang et a dû être soigné à l’hôpital.

L’utilisation de grenades assourdissantes s’inscrit dans un schéma récurrent de recours illégal à la force par la police grecque contre des manifestant·e·s pacifiques. Le recours à ces grenades dangereuses et explosives a un effet intimidant, attise les tensions et dissuade la population d’exercer ses droits. Les grenades assourdissantes n’ont pas leur place dans le contrôle des foules.

Les autorités grecques doivent montrer l’exemple en Europe. Elles doivent protéger les droits humains et interdire l’utilisation de grenades assourdissantes dans le cadre du maintien de l’ordre lors de manifestations.

Ce que vous pouvez faire

Exigez l’interdiction de l’utilisation de grenades assourdissantes par les forces de maintien de l’ordre lors de manifestations en Grèce. Les grenades explosives qui entraînent des séquelles à vie n’ont pas leur place dans le contrôle des foules.

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