En amont du G20, qui se tiendra les 21 et 22 novembre, présidé cette année par l’Arabie saoudite, Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France ainsi que Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés, sont disponibles pour des entretiens avec les journalistes sur les sujets suivants :
• La répression impitoyable exercée contre les défenseures et défenseurs des droits humains, et contre toutes celles et ceux qui demandent des changements profonds dans le pays ; et plus généralement le bilan catastrophique en termes de droits humains de l’Arabie saoudite ;
• Le rôle de la France, partenaire stratégique de l’Arabie saoudite, à l’heure où s’ouvre le G20. Emmanuel Macron s’est engagé en faveur de la protection des défenseurs à maintes reprises ; un engagement qui ne saurait être conditionné aux intérêts économiques ou stratégiques du pays.
• L’opération de séduction de Mohammed ben Salmane et des autorités saoudiennes, qui ont investi ces dernières années dans d’onéreuses campagnes de relations publiques afin de redorer l’image du pays, ébranlée par un bilan désastreux en termes de droits humains et l’assassinat de Jamal Khashoggi.
Un dossier de presse est disponible à ce lien.
Amnesty International se mobilise depuis plusieurs mois pour la libération des femmes défenseures des droits humains en Arabie saoudite, parmi lesquelles Loujain al Hathloul, Nassima al Sada, Samar Badawi, Nouf Abdulaziz et Mayaa al Zahrani, emprisonnées pour avoir milité pour les droits de toutes en Arabie saoudite.
L’Arabie saoudite a endossé la présidence du G20 en décembre 2019. Afin de convaincre les parties prenantes, et en particulier les partenaires commerciaux potentiels, que l’Arabie saoudite est sur la voie de la réforme, les autorités saoudiennes ont récemment investi dans d’onéreuses campagnes de relations publiques afin de redorer son image et ont organisé plusieurs événements sportifs très médiatisés, attirant des visiteurs du monde entier. Elle a annoncé des réformes à des moments stratégiques. Pourtant, derrière cette façade savamment mise en scène, le bilan de l’Arabie saoudite en termes de droits humains demeure déplorable.
D’éminentes défenseures saoudiennes des droits humains se trouvent toujours derrière les barreaux et sont poursuivies en raison de leurs activités en faveur des droits des femmes dans le pays. De nombreux citoyens, notamment des défenseurs des droits humains, purgent de lourdes peines de prison en raison de leur militantisme pacifique ou sont détenus de manière arbitraire pendant des périodes allant jusqu’à un an et demi, sans inculpation. Les autorités saoudiennes procèdent à des exécutions à l’issue de procès iniques et pratiquent couramment la torture et les mauvais traitements en détention.
