Mardi 29 juin 2021
Amnesty International France demande qu’une enquête impartiale et indépendante soit réalisée sur le maintien de l’ordre mis en œuvre pour mettre fin à une « rave party » organisée à Redon, en Ile et Villaine, les 18 et 19 juin dernier. Les premières informations reçues sur la soirée sont particulièrement inquiétantes. Elles soulèvent des questions sur de potentielles violations des principes du droit international sur le recours à la force, notamment les principes de nécessité et de proportionnalité. L’organisation a donc adressé un courrier, ce jour, au ministre de l’Intérieur. Elle souhaite que toute la lumière soit faite sur les récents événements.
« Le fait qu’un jeune homme de 22 ans ait eu la main arrachée semble indiquer que des grenades explosives ont été utilisées », déclare Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France dans ce courrier.
« Alors que nous alertons sur la dangerosité de ces grenades et que nous demandons leur interdiction en raison de leur caractère indiscriminé et de leurs impacts disproportionnés, le recours à ces armes, de nuit et sur une foule, au milieu des gaz lacrymogènes, s’il est avéré, serait une décision particulièrement irresponsable de la part des autorités ».
« Nous souhaitons obtenir de la part du ministre de l’Intérieur des informations détaillées sur les objectifs de l’intervention, les dispositifs mis en œuvre, les armes utilisées, les mesures de sécurité instaurées pendant les opérations, le nombre de blessés et les enquêtes ouvertes à la suite de ces événements. Par ailleurs, une enquête indépendante et impartiale nous semble indispensable pour que la lumière soit faite sur les événements des 18 et 19 juin derniers à Redon. Il serait inacceptable que des armes d’une telle dangerosité aient été utilisées et que les forces de l’ordre aient eu recours à la force de manière disproportionnée lors d’une fête, même interdite », alerte Cécile Coudriou.
COMPLÉMENT D’INFORMATION
Les groupes militants d’Amnesty International de Redon et de Rennes étaient présents au rassemblement samedi dernier devant la sous-préfecture de Redon pour dénoncer l’intervention violente des forces de l’ordre lors du weekend du 18 et 19 juin 2021.
Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France et Anne-Sophie Simpere, chargée de plaidoyer « Libertés », sont disponibles pour des interviews. Pour toute demande média, merci de contacter au service presse, Véronique Tardivel I [email protected] I 06 76 94 37 05.
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Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant de plus de 10 millions de membres et sympathisants qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Amnesty International a reçu le prix Nobel de la paix en 1977. La section française (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (200 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de près de 120 000 membres. AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.
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