Face à l’ampleur des transferts d’armes entre les deux pays et dans un contexte de négociation de nouveaux contrats d’armement, les spécialistes d’Amnesty International sont disponibles pour évoquer les atteintes aux droits humains imputables à la coalition menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, notamment :

  • les frappes aériennes contraires au droit international humanitaire et le recours à l’utilisation de bombes à sous-munitions ;
  • les crimes de guerre commis par la coalition au Yémen ;
  • l’intensification de la crise humanitaire pour les populations civiles.

Depuis plus d’un an, Amnesty International et plusieurs organisations présentent des preuves accablantes qui attestent que les parties au conflit au Yémen, dont la coalition menée par l’Arabie saoudite, commettent des crimes de guerre. Les transferts d’armes de la France à l’Arabie saoudite constituent donc un risque très sérieux d’atteintes aux droits humains perpétrées dans le cadre de ce conflit.

Amnesty International appelle la France à n’autoriser aucun transfert d’armes ou munitions aux parties au conflit yéménite tant que des informations crédibles et facilement accessibles continueront d’indiquer que ces armes sont, ou risquent d’être, utilisées pour commettre ou faciliter de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Dans ce contexte, l’Union européenne doit également imposer un embargo immédiat sur les transferts.

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