L’Assemblée générale annuelle d’Amnesty International France (AIF), qui se tenait les 20 et 21 juin 2026 à Toulouse, a élu son nouveau Conseil d’administration pour un mandat de deux ans. A cette issue, Anne Savinel-Barras a été nommée pour un deuxième mandat consécutif en tant que présidente de l’organisation.

Engagée de longue date pour la défense des droits humains, membre d’Amnesty International France depuis 1991, elle a notamment été responsable du groupe local de Lens-Liévin, responsable régionale Nord-Pas-de-Calais-Somme, et membre du Conseil National. Elle a été élue membre du Conseil d’administration d’AIF en 2022, réélue en 2024 et nommée présidente. Elle sera la voix en France d’un mouvement mondial de 10 millions de membres :

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« Cette deuxième mandature s’ancre dans un moment historique de bascule du monde, où nous faisons le choix de l’ambition et du courage. En France notamment, la perspective de l’élection présidentielle en 2027 et la montée des anti-droits nous mettent dans l’obligation de lutter avec toujours plus de force et de détermination pour la défense des droits humains. »

Anne Savinel-Barras, lors de sa réélection à l'AG d'Amnesty International France à Toulouse, le 21 juin 2026

« Mes deux premières années en tant que présidente d’Amnesty International France ont été fortement imprégnées par la situation mondiale chaotique, où des dirigeants prédateurs ont tenté d’imposer un ordre mondial patriarcal et raciste par la peur, l’instabilité et la violence. Le droit international et les droits humains ont été attaqués de toutes parts et les pratiques autoritaires se sont multipliées, même dans des pays traditionnellement démocratiques. »

« Nous ne sommes pas restés spectateurs de ce basculement. Par la mobilisation de l’ensemble de notre mouvement, la force d’action de la section française et mon engagement, nous avons élevé notre voix pour dénoncer les violations majeures des droits humains dans le monde, du génocide à Gaza aux conflits au Soudan, en Ukraine, en République démocratique du Congo, en Birmanie… Nous avons alerté sans cesse sur la régression des droits humains aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, mais aussi en Europe et dans de nombreux autres pays. »

« En France, nous avons mené des campagnes nationales pour défendre nos droits et libertés. Nous avons dénoncé la montée des discriminations et du racisme, notamment contre les femmes et filles qui portent le voile ; les dangers de l’algorithme de TikTok pour la santé mentale des jeunes, et les autres risques pour les droits humains liés aux nouvelles technologies ; le recul incessant des droits des personnes migrantes et la précarité du système de cartes de séjours pour les travailleurs étrangers ; les attaques contre l’espace civique notamment envers les militant·es du climat et les personnes et associations qui manifestent leur solidarité avec le peuple palestinien… Nous avons aussi célébré de précieuses victoires, comme l’inscription de la notion de consentement dans la définition pénale du viol et la constitutionalisation de l’IVG. »

« Alors que la France aussi montre clairement des signes avant-coureurs d’un basculement vers des pratiques autoritaires, à un an de l’échéance présidentielle, nous nous trouvons à un moment charnière et la force du mouvement d’Amnesty International nous est plus que jamais nécessaire pour continuer à défendre et protéger nos droits et nos libertés. »

Lors de cette Assemblée générale, le Conseil d’administration a été renouvelé. Anne Savinel-Barras sera secondée par Sébastien Tüller, élu vice-président, Bertrand Puel, élu trésorier et Baptiste Sonzogni, élu secrétaire.

Aïssatou-Yolaine Rieumailhol, Anis Harbi, François Croquette, Jonathan Rubio Soriano, Marie-Françoise Barboux, Nicolas Vatimbella, Noé Hamon et Océane Munoz complètent le Conseil d’administration, instance dirigeante de l’association.