Depuis plus de deux ans, le journaliste Sai Zaw Thaike vit l’enfer dans les geôles du Myanmar. Pour avoir simplement exercé son travail, il purge une peine de vingt ans de prison.
Sai Zaw Thaike documente depuis 2012 les graves violations des droits humains au Myanmar. Le photojournaliste de 43 ans se fait connaitre pour ses reportages percutants sur la répression des manifestations étudiantes de 2014 et la montée des mouvements ultranationalistes ciblant les minorités musulmanes.
Après le coup d’État militaire de 2021, un grand nombre de journalistes fuient le pays. Sai Zaw, lui, commence à vivre dans la clandestinité à Yangon et ne cesse jamais de documenter la violente répression de la junte.
Mentalement, je suis complètement brisé. L’enfer sur terre — voilà ce qu’est notre “grand pays”. Et la prison, un enfer dans l’enfer. Dès mon arrivée, on m’a forcé à baisser la tête et on m’a frappé.
En mai 2023, il se rend secrètement dans l’État de Rakhine, situé à l’ouest de pays à la frontière avec le Bangladesh, pour couvrir les dégâts causés par le cyclone Mocha, l’un des cyclones les plus puissants ayant jamais touché le Myanmar.
Arrêté quelques jours plus tard, il est condamné en septembre par un tribunal militaire à vingt ans de prison et de travaux forcés. Il s’agit de l’une des peines les plus lourdes prononcées à l’encontre d’un journaliste depuis le coup d’État militaire de février 2021. Les autorités l’accusent d’avoir « semé la peur, diffusé de fausses informations et travaillé pour un média interdit ».
Son cas n’est pas isolé. Selon le International Center for Not-For-Profit Law, depuis le coup d’État militaire de 2021, plus de 220 journalistes ont été emprisonnés par l’armée. Des médias indépendants comme Myanmar Now, sont interdits et des journalistes contraints à l’exil. Au moins sept d’entre eux ont été tués.
Depuis deux ans, Sai Zaw subit passages à tabac violents et périodes de détention à l’isolement. Aucun journaliste ne devrait subir un tel sort pour avoir simplement exercé son travail. Agissez pour demander sa libération immédiate et sans condition !
Voici comment agir. ?
1. Signer notre pétition.
2. Ecrire aux autorités.
3. Ecrire un message de soutien.
4. Agir sur les réseaux sociaux.
1. Signer notre pétition
Liberté pour le journaliste Sai Zaw Thaike, emprisonné au Myanmar pour avoir exercé son travail !
2. Ecrire aux autorités.
Nous vous invitons à écrire par mail au Président du Conseil administratif d’État et chef de la junte militaire du Myanmar, Min Aung Hlaing. Chaque envoi de message vous permettra de manifester votre soutien à Sai Zaw Thaike et surtout de faire pression sur les autorités pour obtenir sa libération immédiate.
Voici un exemple de courrier que vous pouvez utiliser ?
Monsieur le Président,
Photojournaliste, Sai Zaw Thaike documente depuis 2012 les graves violations des droits humains au Myanmar. En mai 2023, il se rend secrètement dans l’État d’Arakan, pour couvrir les dégâts causés par le cyclone Mocha. Arrêté quelques jours plus tard, il est condamné en septembre par un tribunal militaire à 20 ans de prison et de travaux forcés. Les autorités l’accusent d’avoir “semé la peur, diffusé de fausses informations et travaillé pour un média interdit”.
Depuis le coup d’État militaire de 2021, plus de 220 journalistes ont été emprisonnés par l’armée. Des médias indépendants sont interdits et des journalistes contraints à l’exil.
Depuis deux ans, Sai Zaw subit passages à tabac violents et périodes de détention à l’isolement. Aucun journaliste ne devrait subir un tel sort pour avoir simplement exercé son travail.
Monsieur le Président du Conseil administratif d’État, nous vous demandons instamment de libérer Sai Zaw Thaike et d’abandonner les charges à son encontre.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
Envoyer :
À l’attention du Président du Conseil administratif d’État, Monsieur Min Aung Hlaing
E-mail : [email protected]
Page de contact accessible sur le site officiel de Min Aung Hlaing : Contact Senior General Min Aung Hlaing
Copie à envoyer à :
Ambassade du Myanmar/Birmanie
60, rue de Courcelles
75008 Paris
3. Ecrire un message de soutien.
Sai Zaw ne peut pas recevoir de lettres et messages de solidarité directement en prison. Vos mots d’encouragement sont tout de même plus que bienvenus. Quand il pourra y avoir accès, ils contribueront à lui remonter le moral mais aussi à lui prouver que le monde entier se préoccupe de sa situation.
Les cartes et les lettres peuvent être envoyées à l’adresse du bureau régional d’Amnesty International à Bangkok – l’équipe remettra le colis à la famille/aux amis de Sai Zaw :
Sai Zaw Thaike
c/o Amnesty International
East and Southeast Asia and the Pacific Regional Office
M. Thai Tower
All Seasons Place
87 Wireless Road
Lumpini, Phatumwan
Bangkok, 10330, Thailand
Voici un exemple de message à traduire vers le birman que vous pouvez lui adresser ?
Cher Sai Zaw Thaike, votre seul « crime » a été de dire la vérité. Je vous admire et vous soutiens et je demande votre libération immédiate.
Cher Sai Zaw Thaike, je suis à vos côtés tandis que vous êtes détenu uniquement pour avoir dit la vérité. Je me joins à toutes celles et ceux qui exigent votre libération.
Cher Sai Zaw Thaike, vos photos révèlent la vérité face aux mensonges des détenteurs du pouvoir. Je fais partie des nombreuses personnes à travers le monde qui réclament votre libération.
Vous pouvez aussi nous envoyer vos messages de soutien par voie postale, nous les ferons parvenir à la famille de Sai Zaw : Amnesty International France 76, boulevard de la Villette – 75940 Paris Cedex 19
4. Agir sur les réseaux sociaux
En parler, c’est déjà agir. Choisissez votre réseau social pour communiquer sur la situation. Partagez dès maintenant l’histoire de Sai Zaw Thaike sur Twitter, Facebook ou Instagram.
Voici un modèle de tweet que nous vous proposons de relayer ?
Le photojournaliste Sai Zaw Thaike a été condamné à 20 ans de prison pour avoir documenté les conséquences d’un cyclone.
Le journalisme n’est pas un crime.
Exigeons la libération immédiate de Sai Zaw !
Facebook ou Instagram
Vous pouvez reprendre notre modèle de message ci-dessus pour le relayer en publication Facebook ou post Instagram.
Rejoignez-nous !
Chaque jour, partout en France, des militantes et militants d'Amnesty International France suivent l'évolution de la situation de Sai Zaw Thaike. Ces groupes font pression sur les autorités concernées en leur écrivant des lettres d’interpellation, sensibilisent différents publics en partageant la situation de Sai Zaw Thaike autour d’eux, et lui écrivent des messages de solidarité. Le but : soutenir la personne en danger et l’empêcher de tomber dans l’oubli.
