Pourquoi la Commission Technologie et Droits Humains ?
La Commission Technologie et Droits Humains d’Amnesty International France (AIF) a pour mission de veiller à ce que les avancées technologiques respectent et promeuvent les droits humains. Dans un monde où les technologies numériques transforment profondément nos sociétés, elles peuvent devenir des outils de surveillance, de discrimination ou de répression, mais aussi des leviers pour la défense des droits fondamentaux.
Cette commission s’engage à :
– Dénoncer les abus liés à l’utilisation des technologies par les États et les entreprises, comme la surveillance de masse, la reconnaissance faciale intrusive, ou encore les algorithmes discriminatoires.
– Protéger les droits humains face aux dérives technologiques, en particulier le droit à la vie privée, la liberté d’expression et la non-discrimination.
– Sensibiliser le public et les décideurs aux risques posés par les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, les logiciels espions et les plateformes numériques, qui peuvent amplifier les violences, la censure ou les inégalités.
– Plaidoyer pour un encadrement strict et éthique des technologies, afin qu’elles servent l’intérêt général et non les intérêts privés ou répressifs.
Amnesty International considère que la technologie doit être un outil au service de la justice et de l’égalité, et non un instrument de contrôle ou de violation des droits.
Tour d’horizon des enjeux liés aux technologies et aux droits humains
Les technologies numériques ont révolutionné nos vies, mais elles posent aussi de graves menaces pour les droits humains :
– Surveillance de masse: De nombreux États utilisent des outils de surveillance intrusive (reconnaissance faciale, traçage des données, logiciels espions) pour contrôler les populations, restreindre les libertés ou cibler des militant·e·s, journalistes et défenseur·e·s des droits humains.
– Discrimination algorithmique: Les biais dans les algorithmes renforcent les inégalités et les discriminations, notamment envers les minorités, les femmes ou les personnes racisées.
– Censure et restriction des libertés en ligne: Les plateformes numériques et les gouvernements censurent les voix dissidentes, limitant la liberté d’expression et d’information, surtout dans les contextes de conflits ou d’élections.
– Jeunesses et technologies: Les plateformes (dont TikTok) peuvent exposer les enfants et les jeunes à des risques spécifiques (spirales de recommandations, contenus toxiques, atteintes à la vie privée), ce qui appelle des obligations renforcées de prévention et de protection.
– Modèle économique des géants du numérique: Les grandes plateformes, fondées sur la collecte massive de données et la surveillance, contribuent à des violations des droits humains, en amplifiant la haine, la désinformation et certains contenus préjudiciables.
Exemples de campagnes et rapports (sélection)
Big Tech : rapport Surveillance Giants (modèle publicitaire fondé sur la surveillance chez Google et Facebook/Meta) – https://www.amnestyusa.org/reports/facebook-and-googles-pervasive-surveillance-poses-an-unprecedented-danger-to-human-rights/
Surveillance de masse : campagne Ban the Scan (contre la reconnaissance faciale et la surveillance biométrique de masse) – https://banthescan.amnesty.org/
Surveillance de masse : rapport Automated Apartheid (usage de la reconnaissance faciale pour fragmenter et contrôler les Palestinien·ne·s dans les TPO) – https://www.amnesty.org/en/documents/mde15/6701/2023/en/
Haine, violence et discrimination en ligne : rapport sur le Myanmar The Social Atrocity (rôle des systèmes de Meta dans l’amplification de contenus anti-Rohingya) – https://www.amnesty.org/en/latest/news/2022/09/myanmar-facebooks-systems-promoted-violence-against-rohingya-meta-owes-reparations-new-report/
Jeunesses & technologie : recherche Dragged into the rabbit hole (risques de l’algorithme TikTok pour la santé mentale des jeunes en France) – https://www.amnesty.org/en/documents/POL40/0360/2025/en/
Devenir Relais de la Commission Technologie et Droits Humains
Une personne relais de la Commission Technologie et Droits Humains est une personne ressource qui s’intéresse particulièrement aux enjeux des droits humains à l’ère numérique. Elle est en lien étroit avec la Commission thématique d’AIF.
Elle a pour rôle de :
– Relayer les activités, campagnes et informations communiquées par la Commission.
– Animer et coordonner des actions locales (au sein d’un groupe local, d’un cercle d’action, d’une antenne-jeunes ou d’une région d’AIF) sur les thématiques liées aux technologies et aux droits humains.
– Sensibiliser son entourage et le public aux enjeux de la protection des droits humains face aux dérives technologiques.
Si vous souhaitez devenir relais parlez-en à votre structure locale si vous en avez une, ou contactez-nous directement : [email protected]
