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Photographie prise au Palais de l'Élysée, à Paris, le 10 avril 2021.
Photographie de Xose Bouzas (Hans Lucas) prise au Palais de l'Élysée, à Paris, le 10 avril 2021.

Photographie de Xose Bouzas (Hans Lucas) prise au Palais de l'Élysée, à Paris, le 10 avril 2021.

Photographie de Xose Bouzas (Hans Lucas) prise au Palais de l'Élysée, à Paris, le 10 avril 2021.

Élection présidentielle 2022 : « Le 24 avril, votez pour les droits humains ! »

Pour le second tour de l'élection présidentielle, notre présidente, Cécile Coudriou, rappelle combien il est important que les droits humains soient placés au cœur du choix des électrices et des électeurs.

Nous appelons les deux candidats présents au second tour de l'élection présidentielle à s’engager publiquement à respecter les droits humains et invitons les électeurs et électrices à donner à cet engagement une place centrale au moment de déposer leur bulletin dans l’urne, le 24 avril. Dans un contexte international, et notamment européen, marqué par des conflits et par la pandémie, dans un climat national où les atteintes aux libertés et des discriminations ont souvent été banalisées, les droits fondamentaux et universels doivent être plus que jamais notre boussole.   

Amnesty International est une organisation indépendante et impartiale, dont la mission est de documenter partout dans le monde des violations des droits humains, d’alerter l’opinion publique et d’exiger des responsables politiques le respect de ces droits.

Notre rôle n’est pas d’appeler à voter pour Marine Le Pen ou Emmanuel Macron mais de faire entendre notre voix, à travers un Manifeste accompagné de dix engagements clés, pour les interpeller sur l’importance qu’ils accorderont à nos recommandations.

Aller plus loin : Nos dix demandes aux candidats à l'élection présidentielle

Nous avions rencontré l’équipe du candidat Macron, mais aucun des deux finalistes n’a finalement répondu à nos dix demandes.   Pourtant, de tels engagements seraient la garantie première de leur attachement à la devise française, « Liberté, égalité, fraternité ». Le droit international relatif aux droits humains, socle de l’État de droit et condition sine qua non d’une société ouverte et apaisée, nous protège toutes et tous : son respect n’est pas négociable.  

Nous réitérons donc solennellement notre demande aux deux candidats de s’engager à garantir les libertés fondamentales, comme la liberté d’expression, le droit de manifester et le respect de la vie privée, et à lutter contre toute forme de discrimination. Nous leur demandons également de veiller à ce que la France mène une politique extérieure respectueuse des droits humains, prenne sa juste part de responsabilité dans l’accueil des personnes exilées et s’implique sans réserve pour la protection des civils dans les conflits armés et la lutte contre le dérèglement climatique. Nous les appelons enfin à affirmer aujourd’hui avec force leur attachement aux obligations internationales de la France et à l’édifice historique du droit international et européen, pierres angulaires du respect des droits fondamentaux. Ce devoir incombe à tous les responsables politiques et plus encore à ceux et celles qui prétendent accéder à la présidence de la République.   

Nous demandons tout aussi solennellement aux électeurs et électrices qui se prononceront le 24 avril de rejeter des propositions qui seraient contraires au droit international des droits humains et du droit international humanitaire. Nous les invitons à s’appuyer sur les recommandations élaborées dans notre Manifeste et à juger les programmes des finalistes à l’aune du respect des valeurs que nous défendons.

Les droits humains nous protègent. Le 24 avril 2022, protégeons-les.