Aung San Suu Kyi à l'AG des Nations Unies 21/9/2016
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Aung San Suu Kyia défendu la condamnation des journalistes de Reuters Wa Lone et Kyaw Soe Oo, en disant que cette affaire n’a « rien à voir avec la liberté d’expression ».

C’est lors du Forum économique à Hanoï le 13 septembre que l’ancienne prix Nobel de la paix et porte-parole de la présidence birmane, Aung San Suu Kyi, a fait valoir que la loi a été suivie à la lettre dans la condamnation à 7 ans de prison pour les 2 journalistes de Reuters.

Ces deux hommes ont été déclarés coupables au titre d’une loi draconienne datant de l’ère coloniale, délibérément détournée dans le but de bloquer leurs investigations sur les atrocités commises dans l’État d’Arakan. Du début à la fin, cette affaire se résume à une atteinte flagrante à la liberté d’expression et au journalisme indépendant au Myanmar.

En faisant cela, elle ignore obstinément toutes les défaillances pourtant évidentes dans ces condamnations

Et cela ne manque pas de rappeler de manière sinistre la ligne adoptée par les généraux de l’armée lorsqu’Aung elle était elle-même enfermée. La condamnation internationale d’ Aung San Suu Kyi est pleinement méritée.

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