Dites à Renault de lutter contre les violations des droits humains
Jusqu'au 08.03.2018
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Dans le monde actuel, nous avons de plus en plus recours aux batteries rechargeables. Elles alimentent nos téléphones portables, tablettes, ordinateurs portables, appareils photos et autres appareils électroniques portables. La révolution en matière de véhicules électriques qui se profile va encore accentuer notre dépendance aux batteries rechargeables. Mais connaissez-vous la provenance des matières premières qui les composent et les conditions dans lesquelles elles ont été extraites ?
Le cobalt est un composant essentiel des batteries lithium-ion rechargeables qui alimentent ces appareils électroniques portables.
Plus de la moitié de la production totale de cobalt dans le monde provient de la République démocratique du Congo (RDC). L’année dernière, le travail d’enquête d’Amnesty International a révélé comment le cobalt extrait par des adultes et des enfants parfois âgés de sept ans seulement dans des conditions dangereuses dans les mines de cobalt artisanales de la RDC se retrouvait dans les chaînes d’approvisionnement de nombreuses marques emblématiques des secteurs de l’électronique et de l’automobile.
Les mineurs risquent leur vie en s’enfonçant dans les puits à la recherche de ces précieux minerais noirs.
Un garçon nommé Paul a confié à Amnesty International qu’il travaillait souvent 24 heures de suite dans un tunnel souterrain à extraire du cobalt alors qu’il n’avait que 12 ans. Il recevait entre 1 et 2 dollars par jour de travail.
D’autres enfants travaillaient à l’extérieur des mines pendant des heures afin de trier, tamiser, laver et transporter de lourds sacs de minerais de cobalt qui finissent dans nos smartphones, ordinateurs portables et autre appareils électroniques portables.
Presque deux ans après la première enquête d’Amnesty International, de nombreuses entreprises n’ont toujours pas démontré qu’elles prenaient les mesures appropriées pour garantir que leurs produits ne comportent pas de colbalt extrait par des enfants et des adultes dans des conditions de travail dangereuses.
Il est temps pour Renault d’assumer la responsabilité de la provenance de ces matières premières qui composent ses produits lucratifs et vous, les consommateurs, vous pouvez faire pression pour que Renault assume ce rôle.
Passez à l’action
Signez la pétition et demandez à Renault de mener une enquête rigoureuse sur sa chaine d’approvisionnement en cobalt et de montrer qu’ils luttent contre les violations des droits humains.
Monsieur,
L’année dernière, Amnesty International a publié un rapport intitulé « Voilà pourquoi on meurt. Les atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo (RDC) alimentent le commerce mondial du cobalt » qui a révélé que les grandes marques de l’électronique n’effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n’intègre pas de cobalt extrait dans les mines par des enfants.
D’après le rapport d’Amnesty International, des adultes et des enfants, parfois âgés de sept ans seulement, travaillent dans des conditions dangereuses dans les mines de cobalt artisanales de la RDC. Un garçon nommé Paul a confié à Amnesty International qu’il travaillait souvent 24 heures de suite dans un tunnel souterrain à extraire du cobalt alors qu’il n’avait que 12 ans. Il recevait entre 1 et 2 dollars par jour de travail. Le rapport a révélé comment le cobalt extrait par des adultes et des enfants travaillant dans ces conditions se retrouvait dans les batteries lithium-ion qui alimentent les téléphones portables, ordinateurs portables, appareils et véhicules électriques.
Le 15 novembre, Amnesty International a publié un rapport de suivi, Time to recharge, qui évalue dans quelle mesure les pratiques des entreprises en matière d’approvisionnement en cobalt ont évolué depuis la publication du premier rapport.
Sur un plan positif, plus d’entreprises mènent des enquêtes sur leurs chaînes d’approvisionnement en cobalt et acceptent de reconnaître qu’il existe de graves problèmes qui ne peuvent plus être ignorés. Cependant, si certaines entreprises montrent la bonne voie, d’autres sont encore à la traîne. Les entreprises pionnières de l’énergie renouvelable veulent à l’évidence être associées à la durabilité, et non à des violations des droits humains, mais leur reconnaissance de la situation et leurs engagements ne se traduisent pas en actions sur la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Amnesty International conclut que de nombreuses grandes marques n’enquêtent toujours pas de façon satisfaisante sur les risques d’atteintes aux droits humains dans leurs chaînes d’approvisionnement, comme l’exigent les normes internationales. Je suis donc très préoccupé(e) à l’idée que du cobalt de RDC, extrait par des enfants ou par des adultes dans des conditions de travail dangereuses, se trouve dans la batterie lithium-ion de mon matériel.
Amnesty International demande aux entreprises d’enquêter sur leur chaîne d’approvisionnement en cobalt et de prouver qu’elles luttent contre les violations des droits humains.
En tant que client, il me tient à cœur de savoir que mes appareils ne contiennent pas de batteries dont les minerais ont été extraits par des enfants ou des adultes travaillant dans des conditions dangereuses. Par conséquent, je demande que Renault rende publiques sur son site Internet les informations suivantes :
1. Le cobalt utilisé dans vos produits a-t-il été extrait par des enfants et des adultes travaillant dans des conditions dangereuses ?
2. Si non, quelles sont les mesures qui ont été prises par votre entreprise pour vérifier ces informations ?
3. Si oui, quelles sont les mesures qui ont été prises par votre entreprise pour remédier au travail des enfants et des adultes dans des conditions dangereuses dans votre chaîne d’approvisionnement (ex : collaboration avec les gouvernements, avec les fournisseurs, etc.) ?
4. La liste des noms des raffineurs et des fondeurs de cobalt de votre chaîne d’approvisionnement et leur localisation, ainsi que l’évaluation effectuée par votre entreprise de leurs politiques et pratiques mises en place en matière de devoir de diligence.
Ce problème est trop grave pour qu’on l’ignore. Vous devez agir sans attendre.
Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.
