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Un ouvrier travaille au concentrateur de cuivre de la société minière d'État congolaise Gecamines à son opération de Kambove dans la province méridionale du Katanga le 31 janvier 2013.

Un ouvrier travaille au concentrateur de cuivre de la société minière d'État congolaise Gecamines à son opération de Kambove dans la province méridionale du Katanga le 31 janvier 2013.

Un ouvrier travaille au concentrateur de cuivre de la société minière d'État congolaise Gecamines à son opération de Kambove dans la province méridionale du Katanga le 31 janvier 2013.

Responsabilité des entreprises
Actualité

RDC et covid-19 : 11 ONG alertent sur les conditions de vie des mineurs confinés

Le 11 juin 2020, 11 organisations internationales et congolaises, dont notre organisation, ont adressé une lettre à 13 sociétés multinationales d'extraction de cuivre et de cobalt situées en République Démocratique du Congo (RDC) afin de prendre des mesures immédiates pour protéger les droits de milliers de travailleurs Congolais pendant la pandémie de Covid-19.

Non respect des droits fondamentaux

11 ONG ont ainsi exhorté les entreprises minières à respecter les droits des travailleurs lorsqu’elles adoptent des politiques de prévention du Covid-19 alors qu’elles poursuivent leurs opérations minières. Travailleurs et syndicats ont indiqué dans de nombreux cas que les travailleurs n’avaient pas le choix face à l’épidémie. Ils ont ainsi été informés par les gestionnaires qu’ils devaient rester sur place et travailler ou perdre leur emploi. En poursuivant leur travail, ils sont confinés sur place 24 heures par jour et sept jours par semaine. On estime ainsi que sur au moins six sites miniers, les travailleurs sont restés confinés depuis plus de deux mois.

Lire aussi : Tout savoir sur les droits humains et le Covid-19

Dans la lettre ouverte, nous rappelons que les entreprises minières ont la responsabilité de respecter les droits des travailleurs et les droits humains de l’ensemble de leur main-d’œuvre. Que celle-ci soit directement employée par l’entreprise ou via l’intermédiaire d'un sous-traitant, les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme (UNGP) et les lignes directrices des entreprises multinationales édictées par l’OCDE doivent être respectés.

La RDC, principale source mondiale de cobalt, fournit environ 70% de la production mondiale de ce minerai, essentiel à la fabrication des batteries rechargeables des véhicules électriques et des équipements électroniques. Certaines des plus grandes sociétés minières du monde exploitent des mines de cuivre et de cobalt en RDC et on estime qu’au moins six sociétés minières seraient soumises à un «confinement» complet ou partiel : la Sino-Congolaises des Mines (SICOMINES), la Compagnie Minière de Musonoie (COMMUS), Somidez (la mine Deziwa), la Minière de Kalukundi (LAMIKAL), la mine Kamoa-Kakula et la Minière de Kalumbwe Myunga (MKM).

Le Covid-19 ne doit pas être une excuse

« La situation actuelle ne doit pas être utilisée comme prétexte pour violer leurs droits et contourner vos responsabilités. » ont ainsi déclaré les 11 ONG.

En effet, les travailleurs de certaines mines ont déclaré avoir reçu des rations de vivres et d’eau inadéquates, des couchages surpeuplés et des installations sanitaires insalubres, risquant ainsi d’être touchés par le Covid-19. Des travailleurs ont également indiqué des horaires dépassant le cadre réglementaire maximal des huit heures par jour et cela sans rémunération supplémentaire. En parallèle, les travailleurs ont déclaré n’avoir reçu peu -voire- aucune information sur la durée du confinement ou sur les décisions futures concernant le Covid-19.

En tant que défenseurs des droits, nous exhortons les sociétés minières à mettre fin à toute politique de confinement et rappelons aux entreprises qu’elles ont la responsabilité d’assurer des conditions adéquates aux travailleurs confinés. Chaque travailleur devrait avoir la possibilité de faire le choix libre et équitable de continuer à se rendre au travail tout en conservant son autonomie.

Ainsi, les contrats de travail pour les travailleurs qui choisissent de rester au sein de leur foyer doivent être maintenus. En parallèle, des témoignages de travailleurs et de syndicats mettent en lumière le non-respect par la majorité des entreprises minières, des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) concernant la prévention de la propagation de Covid-19. Cela comprend le non-respect des mesures de distanciation sociale, l'équipement de protection et le lavage des mains, que les entreprises aient mis ou non en place des mesures de confinement.

Si des décisions difficiles doivent être prises en ces temps troublés, le bien-être des travailleurs doit primer dans toutes les décisions prises.

La lettre adressée aux sociétés minières peut être consultée ici.

Les ONG signataires :

Amnesty International

Human Rights Watch

Rights and Accountability in Development (RAID)

Action Contre l'Impunité pour les Droits Humains (ACIDH)

Action pour la Défense des Droits Humains (ADDH)

African Resources Watch (AFREWATCH)

Cadre Provincial de Concertation de la Société Civile du Lualaba

Centre d’Action Juridico-Judiciare (CAJJ)

Centre Arrupe pour la Recherche et la Formation (CARF)

Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits de l’Homme (IBGDH)

Secrétariat des Syndicats IndustriALL de la CDT – RDC

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