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Turquie. Il faut mettre fin aux attaques illégales et aveugles contre des manifestant·e·s pacifiques et lever les interdictions de manifester
Les autorités turques doivent mettre fin au recours à la force aveugle et injustifiée par les forces de sécurité contre des manifestant·e·s pacifiques et enquêter sur les actes de violence illégaux commis par la police à l’encontre des manifestant·e·s, a déclaré Amnesty International, alors que les manifestations contre la détention du maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, prennent de l’ampleur.
Cet appel fait suite à la décision de prolonger l’interdiction générale de manifester dans trois villes et intervient au moment où les autorités confirment avoir procédé à l’arrestation de 1 133 manifestant·e·s depuis le début des manifestations, le 19 mars. En outre, des blessés ont été signalés, les réseaux sociaux ont été restreints et des journalistes couvrant les manifestations majoritairement pacifiques ont été interpellés lors de descentes effectuées à l’aube.
« Le recours à une force injustifiée et aveugle par la police contre des manifestant·e·s pacifiques en Turquie doit cesser sur-le-champ. Amnesty International a examiné les images de nombreux événements et rappelle aux autorités turques qu’elles sont tenues de respecter le droit international relatif aux droits humains et les normes internationales lors des opérations de maintien de l’ordre dans le cadre de manifestations, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.
L’utilisation aveugle de gaz poivre, de gaz lacrymogène et de canons à eau lors de rassemblements pacifiques est choquante, tout comme les tirs de balles en plastique par la police
« Certaines de ces images montrent un recours totalement injustifié à la force de la part de la police contre des manifestant·e·s pacifiques : certains ont été frappés à coups de matraque et à coups de pied alors qu’ils étaient à terre. L’utilisation aveugle de gaz poivre, de gaz lacrymogène et de canons à eau lors de rassemblements pacifiques est choquante, tout comme les tirs de balles en plastique par la police – parfois à bout portant au niveau du visage et du torse – qui ont fait de nombreux blessés, dont certains ont dû être hospitalisés. Ces actes illégaux doivent faire l’objet d’une enquête rapide en vue de traduire en justice leurs auteurs. »
Ces manifestations, très largement pacifiques, ont débuté à Istanbul après l’incarcération d’Ekrem İmamoğlu, grand rival et critique virulent du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Elles se sont étendues à une grande partie du pays et se sont heurtées à une force implacable.
Amnesty International rappelle aux autorités turques que l’usage de la force par la police doit être strictement contrôlé. Les gaz lacrymogènes et les canons à eau ne doivent jamais être utilisés, sauf en cas de violence majeure et généralisée contre des personnes ne pouvant être contenue par des mesures moins préjudiciables. Si certains participants se livrent à des actes de violence isolés (en utilisant une force susceptible d’entraîner des blessures ou la mort, ou de graves dommages matériels), cela ne rend pas l’ensemble de la manifestation non pacifique et ne saurait justifier l’utilisation aveugle de la force par la police à l’encontre de tous.
Il est essentiel que les autorités turques respectent et protègent le droit de réunion pacifique, lèvent les interdictions générales de manifester et libèrent toutes les personnes détenues de manière injustifiée et arbitraire uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de manifestation pacifique.
Le 24 mars, lors d’une série de descentes effectuées à l’aube, au moins huit journalistes qui couvraient les manifestations ont été arrêtés à leur domicile. Les internautes ont subi une réduction du débit des connexions pendant 42 heures, limitant l’accès aux réseaux sociaux et aux sites d’information. Plus de 700 comptes de journalistes, de militant·e·s et de figures de l’opposition ont été bloqués sur Twitter/X.
« Bloquer Internet constitue une atteinte flagrante au droit à la liberté d’expression. Les autorités doivent s’abstenir de recourir à de telles mesures. Les entreprises de réseaux sociaux, notamment X, doivent prendre des mesures immédiates afin de veiller à ce que les comptes des détracteurs du gouvernement turc soient rétablis, a déclaré Agnès Callamard.
« Il est essentiel que les autorités turques respectent et protègent le droit de réunion pacifique, lèvent les interdictions générales de manifester et libèrent toutes les personnes détenues de manière injustifiée et arbitraire uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de manifestation pacifique. »
Complément d’information
Les journalistes arrêtés ce matin sont Ali Onur Tosun, Bülent Kılıç, Zeynep Kuray, Yasin Akgül, Hayri Tunç, Kurtuluş Arı, Zişan Gür, Murat Kocabaş et Barış İnce.
Suite à l’ordre de placement en détention émis par le Procureur général d’Istanbul à l’encontre de plus de 100 personnes, dont Ekrem İmamoğlu et deux maires de districts d’Istanbul, le 23 mars, 48 personnes ont été placées en détention provisoire ; 44 personnes ont été libérées sous condition de mesures de contrôle judiciaire.
Ekrem İmamoğlu a été placé en détention provisoire en vertu de la loi relative à la lutte contre les organisations criminelles, ainsi qu’en raison d’accusations de « corruption, détournement de fonds, acquisition illégale de données personnelles et truquage d’appels d’offres ».
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