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Hong Kong. La fermeture d’une organisation de défense des droits humains bien établie témoigne d’un effet domino inquiétant

En réaction à la dissolution le 15 août 2021 du Front civil des droits de l'homme (CHRF), coalition d’organisations de défense des droits humains hongkongaises qui organisait des manifestations de grande ampleur dans la ville depuis 20 ans, Joshua Rosenzweig, responsable de l’équipe Chine d’Amnesty International, a déclaré :

« Quelques jours après que Hong Kong perde son plus grand syndicat d’enseignants, une voix majeure de la société civile est elle aussi contrainte de se retirer, sa dissolution intervenant au terme d’une longue campagne visant à la discréditer et à l’empêcher d’agir, sous forme de harcèlement émanant de la police et des médias favorables à Pékin.

« L’offensive des autorités de Hong Kong contre les droits humains s’est intensifiée avec ces attaques. Après les partis politiques, les médias et les syndicats, nous devons hélas ajouter les ONG à la liste des structures prises pour cibles uniquement parce qu’elles font leur travail légitime.

« La pratique de l’autocensure constatée cette semaine indique un effet domino inquiétant, la Loi relative à la sécurité nationale de Hong Kong ayant provoqué la disparition accélérée d’organisations indépendantes de la société civile.

« Le Front civil des droits de l'homme (CHRF) a organisé, souvent en collaboration étroite avec la police, des rassemblements pacifiques de grande ampleur à Hong Kong pendant 20 ans, sans avoir été accusé d’enfreindre aucune loi. Sa disparition prouve une nouvelle fois que les droits à la liberté d’association, d’expression et de réunion pacifique des Hongkongais ne peuvent plus être considérés comme acquis, les autorités étant obnubilées par la " sécurité nationale ".

« Les autorités de Hong Kong doivent respecter et garantir les droits de tous de s’associer librement. Au lieu de menacer les membres des organisations de la société civile de sanctions pénales, elles doivent créer le meilleur environnement porteur possible pour permettre aux associations d’exister et de mener leurs activités, notamment l’organisation de rassemblements pacifiques par la société civile. »

Complément d’information

Le Front civil des droits de l'homme (CHRF) a annoncé sa dissolution le 15 août 2021.

Le CHRF a organisé chaque année à Hong Kong la marche du 1er juillet de 2003 à 2020. Il a aussi organisé trois manifestations autorisées par la police en 2019 qui ont fait descendre des millions de personnes dans les rues pour protester contre les amendements proposés aux lois sur l’extradition en vigueur à Hong Kong, beaucoup craignant que des citoyne·ne·s de Hong Kong ne soient de ce fait jugés en Chine continentale.

Le 18 août 2019, la police a interdit au CHRF d’organiser une marche, mais a donné son feu vert à un rassemblement à Victoria Park. Selon les estimations, 1,7 million de personnes ont défilé pacifiquement le long des rues principales de Hong Kong alors qu’elles tentaient d’entrer et de sortir du parc et de participer au rassemblement.

Dans le cadre de l’enquête menée sur les activités du Front civil des droits de l'homme, en avril 2021, la police a posé au CHRF des questions, notamment pour savoir pourquoi il n’était pas enregistré au titre de l’Ordonnance sur les sociétés de Hong Kong. Il a également dû fournir des détails sur son financement et expliquer pourquoi il avait co-signé une pétition adressée au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme en décembre 2020 au sujet du recours excessif à la force par la police à Hong Kong.

L’enquête de police a fait suite à une série d’articles critiquant le CHRF dans des médias pro-Pékin à Hong Kong. Le CHRF a finalement refusé de se plier à la requête de la police.

La dissolution du CHRF intervient moins d’une semaine après que le plus grand syndicat enseignant de Hong Kong, le Syndicat des enseignants professionnels de Hong Kong (HKPTU), a lui aussi mis fin à ses activités face à la « pression énorme » exercée par les autorités. Le HKPTU avait également fait l’objet de vives critiques dans les médias favorables à Pékin et les autorités éducatives locales avaient stoppé toute coopération avec ce syndicat.

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