Verónica Razo torturée et incarcérée sans preuves
Jusqu'au 28.05.2017
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Cette pétition est désormais terminée. Grâce à votre soutien, nous continuons à mener pression auprès des autorités mexicaines en vue de la libération de Verónica Razo et d’enquêtes sur les policiers responsables de sa détention et des actes de tortures qui lui ont été infligés.
Verónica Razo, une femme mexicaine qui a été victime d’actes de torture, est en prison depuis bientôt 6 ans alors qu’elle n’a été reconnue coupable d’aucun crime. Le 8 juin 2011, Verónica sortait de chez elle pour aller chercher ses enfants à l’école lorsqu’un groupe d’hommes vêtus en civil et armés l’ont emmenée dans leur véhicule jusqu’à un entrepôt de la police fédérale où ils l’ont violée et soumise à un simulacre d’étouffement et à des décharges électriques. Ils l’ont détenue pendant 24 heures et l’ont obligée à signer des aveux déclarant qu’elle avait procédé à des enlèvements et à d’autres crimes qu’elle n’a pas commis. L’histoire de Verónica devrait être une exception, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Il est temps d’appeler les autorités mexicaines à changer leurs pratiques !
Monsieur le Procureur général de la République,
Je vous écris au sujet du cas de Verónica Razo, détenue de façon arbitraire et torturée par la police fédérale de la ville de Mexico en juin 2011. Pendant sa détention, elle a été soumise à un simulacre d’étouffement et à des décharges électriques, et a subi des agressions sexuelles. Elle a ensuite été forcée de signer des aveux dans lesquels elle admettait avoir procédé à des enlèvements et avoir pris part au crime organisé, délits qu’elle n’a pas commis. Les examens médicaux datant de la période de son arrestation montrent de multiples blessures sur son corps. En juin 2013, deux ans après son arrestation, un psychologue médicolégal du parquet fédéral général (Procuraduría General de la República, PGR) a confirmé que Verónica présentait des symptômes compatibles avec des allégations de torture.
Amnesty International a examiné son cas et n’a trouvé aucun élément de preuve indiquant que Verónica aurait commis l’un des crimes dont elle est accusée, exception faite des témoignages qui ont été obtenus sous la torture et d’autres graves violations de la procédure.
Par conséquent, nous vous demandons d’abandonner toutes les charges retenues à l’encontre de Verónica afin qu’elle soit libérée de prison, et de veiller à faire progresser les enquêtes menées sur les policiers responsables de sa détention et des actes de tortures qui lui ont été infligés.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur général de la République, l’expression de ma haute considération.
