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Stop au torchage de gaz en Amazonie équatorienne !

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En Amazonie, le gouvernement équatorien ne respecte pas une décision de justice rendue en faveur du mouvement des Guerreras por la Amazonía exigeant la fin du torchage du gaz. Cette pratique a des effets dévastateurs sur les droits des communautés locales !

Les Guerreras por la Amazonía est un groupe de quinze jeunes filles et femmes âgées de 10 à 20 ans, qui défendent leurs droits et les terres où elles ont grandi. Six d’entre elles sont membres de communautés autochtones, En 2021, elles obtiennent un jugement condamnant l’État équatorien à supprimer les torchères à gaz et à indemniser les communautés touchées.

La pratique du torchage de gaz contribue nettement au changement climatique. Elle vise à brûler le gaz qui s’échappe des exploitations pétrolières et provoque ainsi l’émission de plusieurs gaz à effet de serre dont le méthane. Plusieurs études menées dans la région amazonienne ont révélé que les populations vivant à proximité des torchères présentaient des taux de cancer plus élevés.

Malgré la décision de justice et l’activisme des Guerreras por la Amazonía et des communautés locales, l’État équatorien continue à autoriser de nouvelles exploitations fossiles en Amazonie. Cette forêt primaire joue pourtant un rôle essentiel dans l’atténuation du changement climatique par son rôle de vaste puit de carbone.

Le nombre de torchères est passé de 394 en 2021 à 486 en 2023. 52 d’entre elles se trouvent à moins de 5 km des centres urbains, une distance nocive pour l’environnement et les communautés locales.

Certaines militantes des Guerreras ont été stigmatisées par l’ancienne ministre de l’Énergie et des Mines de l’Équateur. L’une d’entre elles, Leonela Moncayo, a été victime avec sa famille de violentes intimidations dont une explosion devant leur domicile. Elle est prise pour cible à cause de son combat pour l’environnement.

J’ai vu les dégâts causés par les torchères à l’environnement, à l’Amazonie et au monde entier avec leurs gaz, leurs fumées et leurs flammes. Si je dois donner ma vie pour cette cause, je le ferai, car les torchères nous la volent petit à petit. Notre vie et notre avenir brûlent dans les flammes des torchères.

Leonela Moncayo, 14 ans.

Au lieu d’enquêter sur ces graves attaques ou de protéger ces jeunes filles et leurs familles, les autorités équatoriennes ont déclaré qu’elles n’accorderaient leur protection qu’à condition qu’elles cessent toute activité militante.

L’Etat équatorien doit urgemment mettre en œuvre un plan pour supprimer les torchères, conformément à la décision de justice. Les autorités équatoriennes doivent également prendre les mesures nécessaires pour protéger les défenseur·es de l’environnement et pour que cessent ces violences à leur encontre !

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