Soudan : Stop aux attaques contre les manifestants
Jusqu'au 16.09.2019
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Interpellons le Premier ministre éthiopien pour qu’il fasse pression sur les autorités soudanaises.
Depuis décembre 2018, le peuple soudanais manifeste pacifiquement pour appeler au changement, à la paix et à la justice. Après plusieurs mois de répression violente, le président Omar El Béchir, au pouvoir depuis 30 ans, a été déchu. Une victoire de courte durée pour le peuple soudanais puisqu’il a été immédiatement remplacé par un Conseil militaire de transition.
Le 3 juin dernier, les militaires ont ordonné à des forces d’appui rapide de disperser les manifestants pacifiques à Khartoum. Leurs attaques violentes ont fait plus d’une centaine de morts et de nombreux blessés. Ces forces d’appui rapide sont aussi responsables des atrocités commises au Darfour depuis des années.
Pourquoi interpeller le Premier ministre éthiopien ?
Le 6 juin, le Soudan a été suspendu de l’Union africaine. Le lendemain, le Premier ministre éthiopien a rencontré les responsables militaires soudanais. En tant qu’intermédiaire dans les négociations, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, est en position clé pour faire pression sur le Conseil militaire de transition.
Demandez-lui d’exiger du Conseil militaire de transition le retrait immédiat des forces d’appui rapide de toute opération de maintien de l’ordre.
Monsieur le Premier ministre Abiy Ahmed,
Je vous écris pour vous faire part de ma profonde inquiétude face aux informations selon lesquelles des manifestants pacifiques sont tués par des membres des Forces d’appui rapide.
Ce dont nous avons été témoins ces trois derniers jours est terrifiant et barbare. Il faut que les homicides de manifestants cessent immédiatement et que les responsables présumés, y compris les personnes assumant des fonctions de commandement, soient véritablement amenés à répondre de leurs terribles actes.
Le Conseil militaire de transition doit retirer immédiatement tous les agents des Forces d’appui rapide des opérations de maintien de l’ordre et d’application des lois sur l’ensemble du territoire soudanais, en particulier à Khartoum. Dans l’intérêt de la sécurité publique, ceux-ci doivent quitter les rues et rester cantonnés dans leurs casernes.
Nous vous demandons instamment de faire usage de votre influence pour faire en sorte que ces mesures soient prises.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma haute considération.
