Protégeons les membres du MILPAH
Jusqu'au 21.01.2018
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Les membres du Mouvement indépendant autochtone Lenca de La Paz (MILPAH) luttent pour les droits fonciers au Honduras. Confrontés aux intérêts de compagnies minières et hydroélectriques, ces militants paient cher la défense de leurs terres, rivières et forêts.
Avec le Nicaragua, le Honduras détient la triste palme du plus grand nombre d’assassinats de défenseurs de l’environnement par habitant sur la décennie écoulée. En 2015, Ana Miriam Romero, activiste du Milpah enceinte de six mois était passée à tabac par des hommes armés. En 2016, son collègue Martín Gómez recevait des menaces de mort. La même année, Berta Cáceres militante d’une organisation partenaire du Milpah était abattue par un commando. La plupart de ces crimes demeurent impunis.
Dites au gouvernement du Honduras de protéger les membres du MILPAH, maintenant.
Monsieur le Président,
Je vous appelle à reconnaître publiquement le rôle essentiel joué par le MILPAH (Mouvement indépendant autochtone Lenca de La Paz) et à offrir à ses membres la protection qu’ils exigent. Cette protection a été demandée à votre gouvernement par la Commission interaméricaine des droits humains, qui a ordonné des mesures préventives.
Les membres du MILPAH sont en première ligne du combat contre de puissants intérêts hydroélectriques, miniers. Parce qu’ils défendent l’environnement et cherchent à protéger leurs terres, les membres du MILPAH sont en butte à des campagnes de dénigrement, des menaces de mort et des agressions physiques. Et pourtant, il est rare que celles et ceux qui s’en prennent à eux soient traduits en justice. Cela n’est pas acceptable.
Monsieur le Président, vous avez le pouvoir de mettre fin à cette injustice. Nous vous demandons de :
– Reconnaître publiquement le travail important et légitime du MILPAH
– Prendre les mesures nécessaires afin de protéger les membres du MILPAH et de satisfaire aux obligations étatiques définies par les mesures préventives prises par la Commission interaméricaine des droits humains
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.
