Justice pour Sarah Mardini et Seán Binder !
Jusqu'au 30.08.2021
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En Grèce, on peut aller en prison pour avoir essayé de sauver une vie.
C’est ce qui est arrivé à Sarah Mardini, 24 ans, et à Seán Binder, 25 ans, lorsqu’ils faisaient du bénévolat pour une ONG de sauvetage grecque sur l’île de Lesbos. Leur activité consistait à repérer et secourir les embarcations en détresse. Le 17 février 2018, ils ont été arrêtés par la police grecque dans le cadre de leur activité bénévole. Ils sont accusés d’espionnage, de trafic d’êtres humains et d’appartenir à une organisation criminelle.
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S’ils sont reconnus coupables, ils pourraient passer chacun vingt-cinq ans en prison. Ils y ont déjà passé plus de 100 jours avant d’être libérés sous caution, en décembre 2018. Seán, qui se trouve maintenant en Irlande, a déclaré : «Ce qui est effrayant (…) c’est que cela peut arriver à n’importe qui parce que les États ne respectent pas les lois existantes qui protègent les droits humains». L’enquête criminelle contre Sarah et Seán n’est pas un cas isolé, elle est emblématique, en Grèce et en Europe, d’une utilisation abusive des lois pour criminaliser les personnes portant secours, ou agissant en solidarité avec les réfugiés et les migrants.
Ces hommes et des femmes qui, fuyant un conflit, la torture ou d’autres exactions dans leurs pays, n’ont souvent pas d’autre choix que d’entreprendre des périples extrêmement dangereux pour trouver la sécurité. La criminalisation des défenseurs des droits des migrants-réfugiés et l’abandon en mer de réfugiés ne dissuaderont personne de traverser la Méditerranée. Par contre, cela entraînera encore plus de morts.
La solidarité n’est pas un crime.
M. Chrisochoidis,
Sarah Mardini et Seán Binder, sont deux bénévoles pour une ONG grecque qui vient en aide aux migrants sur l’île de Lesbos. Ils risquent 25 ans de prison pour avoir secouru des embarcations en détresse. Ils ont déjà passé plus de 100 jours en prison avant d’être libérés sous caution en décembre 2018. Leur travail consistait à repérer les bateaux en détresse en mer et à aider les réfugiés. Ils sont accusés d’espionnage, de trafic d’êtres humains et d’appartenance à une organisation criminelle. La criminalisation des travailleurs et travailleuses humanitaires et l’abandon en mer de personnes migrantes et réfugiées ne les dissuaderont jamais d’entreprendre ces traversées périlleuses. Par contre, cela entraînera encore plus de morts.
La solidarité n’est pas un crime, c’est pourquoi, nous vous demandons :
• L’abandon de toutes les charges qui pèsent sur Sarah Mardini et Seán Binder ;
• La reconnaissance publique de la légitimité du travail des défenseurs des droits des migrants.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
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