Mondial 2022 : la Fédération française de football doit ramener la coupe à la raison !
Jusqu'au 12.12.2022
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Mise à jour du 14/12/2022 : Nous remettrons prochainement vos 100 000 signatures à la Fédération française de football.
Depuis plus de dix ans, au Qatar, des milliers de travailleuses et travailleurs migrants qui œuvrent pour la Coupe du monde de football 2022 vivent un enfer.
Vols de salaires, confiscation de passeports, horaires illimités, interdiction de changer d’emploi ou de quitter le pays… Les travailleuses et travailleurs migrants de la Coupe du monde au Qatar sont exploités, maltraités. Piégées dans l’enfer du Qatar, des milliers de personnes sont mortes.
Tout cela, dans le silence assourdissant de la FIFA, organisatrice du tournoi.
Les réformes du droit du travail affichées par le Qatar ces dernières années sont de la poudre aux yeux. Les travailleuses et travailleurs migrants continuent de vivre et de travailler dans des conditions indignes. Les fédérations nationales de football et la FIFA doivent réagir !
En France, nous demandons à la Fédération française de football (FFF) d’agir face à ces violations des droits de milliers de travailleuses et travailleurs migrants au Qatar et de faire pression sur la FIFA. Certes, nous avons noté quelques avancées en la matière depuis le mois de septembre.
La FFF a récemment envoyé une délégation à Doha pour s’assurer que ses prestataires de service au Qatar respectent bien les droits de leurs employés. En outre, elle a annoncé publiquement qu’elle travaillait avec d’autres fédérations européennes pour inciter la FIFA à créer un fonds d’indemnisations pour les travailleurs migrants qui ont vu leurs droits violés dans le cadre de l’organisation du Mondial.
Cependant, ces démarches sont largement insuffisantes !
La FFF doit faire preuve de transparence concernant les actions qu’elle mène pour agir contre les violations des droits des travailleurs au Qatar.
- La FFF n’a toujours pas rendu publics les résultats de son enquête menée au Qatar. Elle doit contraindre ses prestataires à respecter les droits humains de leurs employés.
- À ce jour, nous ne savons toujours pas ce qui a été concrètement mis en œuvre par la FFF pour faire pression sur la FIFA dans le but d’obtenir la création d’un fonds d’indemnisation pour les travailleurs migrants. La FIFA doit payer et pour ce faire, la FFF doit maintenir la pression.
Ne laissez pas les droits humains hors-jeu. Il nous reste peu de temps avant le coup d’envoi de la Coupe du monde : demandez à la FFF d’agir concrètement pour le respect des droits des travailleuses et travailleurs migrants au Qatar et de faire pression sur la FIFA.
Monsieur le Président de la Fédération française de football,
L’équipe de France est qualifiée et se rendra au Qatar en novembre prochain pour disputer la Coupe du monde. Depuis plus de dix ans, Amnesty International enquête sur les nombreuses violations des droits humains dans le pays, qui ont notamment lieu dans le cadre de l’organisation du tournoi.
Malgré des réformes législatives, les travailleuses et travailleurs migrants qui se trouvent au Qatar sont toujours confrontés à l’impossibilité de changer d’employeur et de quitter le pays. Certains salariés reçoivent leur salaire avec des mois de retard, et l’accès à la justice demeure un parcours du combattant. Plusieurs milliers de personnes sont décédées sans enquête permettant d’identifier les responsabilités.
Il est urgent de mettre un terme à toutes ces violations des droits humains !
Monsieur le Président, nous vous demandons d’agir concrètement pour contribuer à faire respecter les droits de ces personnes.
– Demandez publiquement à la FIFA, organisatrice du tournoi, de s’assurer de mettre un terme aux violations des droits
des travailleuses et travailleurs et d’accroître les pressions sur les autorités du Qatar afin qu’elles y mettent fin dans le
pays.
– Lors des déplacements de l’équipe de France et de la FFF au Qatar, assurez-vous que les prestataires de services ou
fournisseurs avec lesquels vous serez en lien respectent les droits humains de leurs employés.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
