Battu par la police au Mexique, justice pour José Adrián !
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Le 25 février 2016, José Adrián rentrait tranquillement de l’école à pied à X-Can, ville de la municipalité de Chemax, dans l’État du Yucatán au Mexique.
Sans explication, des agents de police l’ont arrêté et battu avant de l’emmener au commissariat de Chemax, où ils l’ont suspendu avec des menottes.
Ils m’ont laissé comme cela pendant presque une demi-heure, je dirais. (…) Ils m’ont frappé au niveau de la poitrine puis ils m’ont giflé.
Adrián est maya et souffre d’un handicap auditif qui l’a empêché de communiquer correctement durant son calvaire. Son seul crime: avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment, dans une rue d’un quartier pauvre où une altercation venait d’éclater entre les forces de police et un groupe de jeunes.
Au lieu d’avoir été protégé, José Adrián a été le seul à être inquiété. Un schéma classique au Mexique où la police prend régulièrement pour cible les personnes pauvres et d’autres issues de minorités. Pour le faire sortir de prison, la famille d’Adrián a dû s’acquitter d’une amende et des frais de dommages du véhicule de patrouille d’un total de 177 dollars. Elle a depuis déposé une plainte auprès de la Commission des droits humains du Yucatán mais à ce jour, les agents de police restent impunis.
Adrián et sa famille continuent de se battre pour que justice soit rendue et réclament des excuses du gouvernement.
Monsieur Mauricio Vila Dosal,
José Adrián n’avait que 14 ans en février 2016, lorsque la police l’a arrêté arbitrairement sur le chemin de son école dans un quartier de Chemax, dans l’État du Yucatán. Sans explication, les agents l’ont battu et emmené au poste de police où il a été torturé. José Adrián est d’origine maya. Au Mexique, comme dans de nombreux endroits du monde, les populations autochtones sont victimes de maintes formes de discrimination. Aussi, il souffre d’un handicap auditif qui l’a empêché de communiquer correctement durant son calvaire. Pour le faire sortir de prison, sa famille a dû s’acquitter d’une amende qu’ils n’avaient pas les moyens de payer.
Les agents de police restent à ce jour impunis. Monsieur le Gouverneur, nous vous demandons de : • accorder à José Adrián et sa famille des réparations adéquates ;
• mener une enquête exhaustive sur l’affaire de José Adrián et traduire en justice les fonctionnaires soupçonnés d’être responsables des violences ;
• exiger que la police de l’État du Yucatán mette fin aux détentions arbitraires.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Gouverneur, l’expression de ma très haute considération,
