Justice pour l’avocate tunisienne Sonia Dahmani, menacée pour avoir critiqué les autorités !
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27 novembre 2025 : nous avons appris la libération sous conditions de Sonia Dahmani, c’est une première victoire ! Mais s’agissant d’une libération « sous conditions », Sonia n’est pas hors de danger. Elle reste poursuivie, alors il faut continuer de se mobiliser !
Sonia Dahmani, avocate et chroniqueuse a été emprisonnée le 11 mai 2024. Son crime ? Avoir pris la parole en direct à la télévision en critiquant la politique des autorités tunisiennes. Libérée sous condition le 27 novembre 2025, elle fait toujours l’objet de deux procédures judiciaire. Les autorités tunisiennes doivent immédiatement abandonner toutes les charges retenues contre Sonia et mettre fin au harcèlement et à l’intimidation dont elle est victime. Pour changer son histoire, signez !
Sonia Dahmani, 60 ans, avocate et figure médiatique tunisienne de premier plan, intervenait fréquemment et librement dans des émissions de radio et de télévision en Tunisie. Mais le 11 mai 2024, tout bascule. Des policiers cagoulés font irruption dans les locaux de la maison des avocats à Tunis et embarquent Sonia violemment. La scène, filmée en direct par une équipe de France 24, marque les esprits. Sonia est placée en détention à la prison de Manouba. On l’arrête pour diffusion « de fausses informations » : un commentaire ironique, qu’elle fait lors d’une émission télévisée sur la politique migratoire des autorités tunisiennes.
Le racisme existe, je n’ai rien inventé. Si je dois aller en prison pour l’avoir dit, qu’il en soit ainsi.
Le témoignage de sa fille, Nour.
Vidéo : Elle raconte ce que sa mère, Sonia Dahmani, a enduré en prison | VOICES avec Nour Bettaieb
Lors de son incarcération, Sonia Dahmani a subit un acharnement judiciaire. Elle fait l’objet de cinq poursuites judiciaires distinctes. Trois d’entre elles ont déjà conduit à des condamnations et les deux autres affaires pénales sont encore en cours d’instruction. Ces poursuites s’inscrivent dans un contexte de recul inquiétant des droits fondamentaux dans le pays, avec l’arrivée au pouvoir du président Kais Saied. La liberté d’expression est notamment réprimée à coup de décrets-lois. L’adoption du décret-loi 54, visant officiellement à lutter contre la cybercriminalité, accorde un large pouvoir aux autorités pour faire taire les voix critiques.
Sonia Dahmani a été incarcérée arbitrairement. Dans la prison où elle a été détenue, elle a subit des traitements humiliants de la part des gardien·ne·s. Elle vivait dans des conditions déplorables, dans une cellule insalubre, privée de biens de première nécessité et de soins médicaux adaptés.
Sonia n’aurait jamais dû être détenue. Elle a été emprisonnée et réduite au silence pour avoir exprimé son opinion. Sonia a été libérée sous condition, mais elle fait toujours l’objet d’autres poursuites judiciaires. Les autorités tunisiennes doivent immédiatement abandonner toutes les charges retenues contre Sonia et mettre fin au harcèlement et à l’intimidation dont elle est victime.
Demandez justice pour Sonia Dahmani au Président de la République tunisienne. Pour changer son histoire, signez notre pétition !
L’avocate et chroniqueuse TV tunisienne Sonia Dahmani subit une détention injuste et prolongée à la prison de Manouba à Tunis. Elle est incarcérée pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, notamment pour avoir critiqué publiquement les conditions de détention dans les prisons tunisiennes, ainsi que les mauvais traitements infligés aux personnes réfugiées et migrantes dans le pays.
Après avoir tenu des propos critiques lors d’apparitions régulières dans des émissions de radio et de télévision, elle a été visée par cinq procédures judiciaires distinctes. Elle a été déclarée coupable et condamnée à des peines d’emprisonnement dans trois de des affaires. Ces condamnations sont toutes fondées sur le Décret-loi n° 54 de 2022 sur la cybercriminalité.
Elle a enduré des conditions de détention cruelles et inhumaines en prison. Sonia a été libérée sous condition, mais elle fait toujours l’objet d’autres poursuites judiciaires.
Monsieur le Président, nous vous demandons instamment sans délai et sans conditions, toutes charges retenues contre Sonia Dahmani et d’abandonner les investigations pénales infondées contre elle.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
