Justice pour l’avocate tunisienne Sonia Dahmani, menacée pour avoir critiqué les autorités !

Jusqu'au 01.09.2026

84834 soutiens. Aidez-nous à atteindre 100000

27 novembre 2025 : nous avons appris la libération sous conditions de Sonia Dahmani, c’est une première victoire ! Mais s’agissant d’une libération « sous conditions », Sonia n’est pas hors de danger. Elle reste poursuivie, alors il faut continuer de se mobiliser !

Sonia Dahmani, avocate et chroniqueuse a été emprisonnée le 11 mai 2024. Son crime ? Avoir pris la parole en direct à la télévision en critiquant la politique des autorités tunisiennes. Libérée sous condition le 27 novembre 2025, elle fait toujours l’objet de deux procédures judiciaire. Les autorités tunisiennes doivent immédiatement abandonner toutes les charges retenues contre Sonia et mettre fin au harcèlement et à l’intimidation dont elle est victime. Pour changer son histoire, signez !

Sonia Dahmani, 60 ans, avocate et figure médiatique tunisienne de premier plan, intervenait fréquemment et librement dans des émissions de radio et de télévision en Tunisie. Mais le 11 mai 2024, tout bascule. Des policiers cagoulés font irruption dans les locaux de la maison des avocats à Tunis et embarquent Sonia violemment. La scène, filmée en direct par une équipe de France 24, marque les esprits. Sonia est placée en détention à la prison de Manouba. On l’arrête pour diffusion « de fausses informations » : un commentaire ironique, qu’elle fait lors d’une émission télévisée sur la politique migratoire des autorités tunisiennes.   

Le racisme existe, je n’ai rien inventé. Si je dois aller en prison pour l’avoir dit, qu’il en soit ainsi.

Sonia Dahmani 

Le témoignage de sa fille, Nour.

warning

Contenu indisponible car la catégorie Targeting n’est pas activée.

Activer les cookies Targeting

Vidéo : Elle raconte ce que sa mère, Sonia Dahmani, a enduré en prison | VOICES avec Nour Bettaieb

Lors de son incarcération, Sonia Dahmani a subit un acharnement judiciaire. Elle fait l’objet de cinq poursuites judiciaires distinctes. Trois d’entre elles ont déjà conduit à des condamnations et les deux autres affaires pénales sont encore en cours d’instruction. Ces poursuites s’inscrivent dans un contexte de recul inquiétant des droits fondamentaux dans le pays, avec l’arrivée au pouvoir du président Kais Saied. La liberté d’expression est notamment réprimée à coup de décrets-lois. L’adoption du décret-loi 54, visant officiellement à lutter contre la cybercriminalité, accorde un large pouvoir aux autorités pour faire taire les voix critiques.

Sonia Dahmani a été incarcérée arbitrairement. Dans la prison où elle a été détenue, elle a subit des traitements humiliants de la part des gardien·ne·s. Elle vivait dans des conditions déplorables, dans une cellule insalubre, privée de biens de première nécessité et de soins médicaux adaptés.

Sonia n’aurait jamais dû être détenue. Elle a été emprisonnée et réduite au silence pour avoir exprimé son opinion. Sonia a été libérée sous condition, mais elle fait toujours l’objet d’autres poursuites judiciaires. Les autorités tunisiennes doivent immédiatement abandonner toutes les charges retenues contre Sonia et mettre fin au harcèlement et à l’intimidation dont elle est victime.

Demandez justice pour Sonia Dahmani au Président de la République tunisienne. Pour changer son histoire, signez notre pétition !  

Afficher la lettre de pétition