Aidez-nous à sauver Mohammad Reza Haddadi
Jusqu'au 11.03.2020
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Mohammad Reza Haddadi a été condamné à mort à l’issue d’un procès inique alors qu’il était mineur au moment des faits. Nous devons agir pour lui sauver la vie.
Après son arrestation, Mohammad Reza Haddadi a avoué un meurtre au cours de ses interrogatoires. Mais il est rapidement revenu sur ses déclarations, affirmant n’avoir avoué que parce que deux autres suspects l’y avaient contraint.
Les deux autres hommes sont par la suite eux aussi revenus sur leurs déclarations l’impliquant dans le crime. Ils ont été condamnés à des peines de prison pour meurtre. Et pourtant, Mohammad Reza, lui, risque toujours d’être exécuté.
En condamnant un mineur à mort, l’Iran enfreint le droit international.
Avec votre aide, nous pouvons demander à l’Iran de commuer la peine de mort de Mohammad Reza Haddadi afin qu’il ne soit pas exécuté.
Excellence,
Je vous écris, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort de 2018, pour attirer votre attention sur le cas de Mohammad Reza Haddadi, condamné à mort après un procès manifestement inique. Il attend depuis près de 14 ans dans le quartier des condamnés à mort. Il n’avait que 15 ans au moment des faits.
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Convention relative aux droits de l’enfant, deux traités ratifiés par l’Iran, interdisent formellement d’exécuter des personnes pour des infractions commises alors qu’elles avaient moins de 18 ans. Mohammad Reza Haddadi n’aurait donc pas dû être condamné à mort.
Cet homme a passé toute sa vie de jeune adulte dans le quartier des condamnés à mort. Comme au moins 84 autres personnes, il risque la peine de mort en Iran pour des crimes commis alors qu’il avait moins de 18 ans. Ces condamnations constituent une violation du droit international relatif aux droits humains.
Je vous prie donc instamment :
- d’arrêter tout projet d’exécution de Mohammad Reza Haddadi et de commuer son châtiment en une peine d’emprisonnement ;
- de respecter les obligations de l’Iran en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdisent strictement le recours à la peine de mort pour les crimes commis par des personnes âgées de moins de 18 ans, et d’arrêter immédiatement tout projet d’exécution de quiconque ayant commis des crimes avant l’âge de 18 ans ;
- d’instaurer un moratoire officiel sur les exécutions et de commuer toutes les peines de mort en peines d’emprisonnement, en vue d’abolir la peine capitale pour tous les crimes.
Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.
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