Aidez-nous à sauver Magai Matiop Ngong
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Au Soudan du Sud, Magai Matiop Ngong n’avait que 15 ans lorsqu’il a été accusé du meurtre de son cousin puis condamné à mort par pendaison à l’issue d’un procès inéquitable où il ne lui a pas été permis d’être représenté par un avocat.
Une dispute opposant le cousin de Magai au voisin de ce dernier a déclenché une bagarre au cours de laquelle le voisin de Magai l’a menacé avec une arme. Magai a alors saisi sa propre arme et tiré des coups de semonce en direction du sol mais une balle a ricoché et mortellement blessé son cousin.
Deux ans après sa condamnation, Magai a fêté ses 17 ans dans le quartier des condamnés à mort de la prison centrale de Juba.
L’année dernière, Magai a enfin pu être assisté d’un avocat, qui l’a aidé à déposer un recours. Il a une chance de faire changer les choses.
J’espère que je pourrai sortir et poursuivre ma scolarité.
Exigez des autorités du Soudan du Sud :
- La commutation de la peine de mort prononcée contre Magai Matiop Ngong ;
- Un engagement à ce que la peine de mort ne soit jamais prononcée à l’encontre de mineurs au moment des faits ;
- L’établissement d’un moratoire sur les exécutions dans le Soudan du Sud
Monsieur le Président,
Magai Matiop Ngong n’avait que 15 ans lorsqu’il a été accusé pour le meurtre de son cousin puis condamné à mort par pendaison à l’issue d’un procès inéquitable où il ne lui a pas été permis d’être représenté par un avocat.
Les circonstances accidentelles du décès de son cousin auraient dues être prises en compte dans le cadre du procès, tout comme aurait dû l’être son âge au moment des faits. En outre, Magai aurait dû bénéficier de l’assistance juridique requise pour que le procès puisse se dérouler dans des conditions conformes aux normes internationales.
Magai est aujourd’hui en attente d’une décision dans la procédure d’appel qu’il a pu déposer en décembre 2017.
Monsieur le Président, la Constitution de transition de votre pays prévoit l’interdiction de la peine de mort pour les mineurs et la République du Soudan du sud a ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant qui le prévoit également à son article 37.a.
Je vous demande donc de commuer la peine de mort prononcée contre Magai Matiop Ngong, de tout mettre en œuvre pour que des condamnations à la peine capitale ne soient plus prononcées contre des mineurs et d’établir sans tarder un moratoire sur les exécutions dans le Soudan du Sud.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
