Chaque année, Amnesty International analyse dans son rapport annuel la situation des droits humains dans le monde. Un an d’enquête, 144 pays analysés. Voici ce qu’il faut savoir sur les droits humains au Mexique en 2025.
Les mécanismes de protection et les garanties en matière de droits humains se sont détériorés. Les défenseur·e·s des droits humains, les journalistes et les personnes à la recherche de disparu·e·s continuaient d’être la cible de menaces, de mesures de répression pénale, d’homicides et de disparitions forcées. Les autorités ne reconnaissaient toujours pas le travail des femmes qui cherchaient des personnes disparues, malgré les recommandations en ce sens formulées par des organes internationaux. Des manifestations ont cette année encore été réprimées par la police. La torture restait monnaie courante. Le nombre de disparitions forcées a augmenté de 10,5 % par rapport à l’année précédente, et des féminicides et transféminicides ont encore été commis. L’avortement était dépénalisé dans la plupart des États. Les autorités ont continué à priver les personnes migrantes de leurs droits et de protection internationale. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a augmenté.
Contexte
En mars, le Congrès de l’Union a adopté un train de lois secondaires visant à réglementer la réforme constitutionnelle qui avait supprimé l’Institut national pour la transparence, l’accès à l’information et la protection des données personnelles. En août, des organisations de la société civile ont alerté sur le fait que la nouvelle institution relevant du ministère de la Lutte contre la corruption et de la Bonne gouvernance, appelée Transparence pour le peuple, avait rejeté 99,6 % des recours qu’elle avait reçus.
Le nombre d’homicides signalés a diminué de 27,4 % par rapport à 2024.
Le gouvernement a continué de nier que le pays était en train de se militariser, arguant que la Garde nationale était toujours sous le commandement de la présidente, que la stratégie en matière de sécurité était conçue par le ministère de la Sécurité et qu’il n’y avait pas de violations des droits humains dans le pays.
Les premières élections des magistrat·e·s se sont tenues le 1er juin, malgré les craintes que ce mode de désignation suscitait quant à l’indépendance du système judiciaire. Au total, 881 postes ont été pourvus au niveau fédéral, et près de 2 000 dans 18 États et à Mexico. La participation a été de seulement 13 %, et 22 % des bulletins déposés étaient nuls ou incomplets. L’Organisation des États américains a affirmé que les neuf candidatures à la Cour suprême ayant reçu le plus de votes avaient été promues par l’intermédiaire de listes distribuées par des partis politiques et des structures de gouvernement locales avant l’élection.
La Loi générale visant à prévenir, enquêter sur et punir les infractions liées à l’extorsion a été adoptée en novembre. Des organisations de la société civile ont fait part de leurs inquiétudes quant à la présence dans cette loi de dispositions contraires aux droits fondamentaux, qui permettaient notamment de retenir à titre de preuve, dans certaines circonstances exceptionnelles, des éléments obtenus par des moyens violant les droits humains, comme la torture. De plus, la formulation floue de la loi permettait d’engager des poursuites pénales contre des journalistes et organes de presse publiant des informations d’intérêt public.
Droit à un procès équitable
En octobre, le Sénat a approuvé une réforme de la Loi d’amparo (forme de protection des droits constitutionnels). Celle-ci contenait des éléments positifs, notamment l’accélération du traitement des recours en amparo, mais aussi des points négatifs, comme des limitations concernant les suspensions pouvant être accordées, le maintien de la détention provisoire obligatoire, et de nouveaux critères pour déterminer l’intérêt légitime, qui pourraient restreindre le droit d’amparo pour les personnes et groupes vulnérables.
Défenseur·e·s des droits humains
Selon un rapport de Front Line Defenders publié en mai, le Mexique était toujours le deuxième pays au monde le plus meurtrier pour les défenseur·e·s des droits humains, avec 32 homicides recensés en 2024 (30 en 2023). Dans un rapport publié en avril, le Centre mexicain du droit de l’environnement a signalé une augmentation du nombre de personnes tuées pour avoir protégé l’environnement, avec 25 cas en 2024 contre 19 en 2023.
Des organisations de la société civile ont également été prises pour cible. En juillet, des personnes non identifiées se sont introduites par effraction au domicile de Dora Roblero, directrice du Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas. Au cours des 11 mois précédents, cette organisation avait signalé 51 faits, notamment de harcèlement, d’intimidation et de surveillance, à l’encontre de ses membres.
En septembre, les autorités de Mexico ont tenté d’enlever la palissade entourant le « rond-point des femmes en lutte », dont un groupe de femmes s’était emparé en 2021 afin d’y installer une statue en hommage aux femmes importantes de l’histoire, à celles qui réclament justice pour les victimes de féminicides, et à celles qui cherchent leurs proches disparus. Le retrait de cette palissade a cependant été annulé à la suite des protestations de divers groupes, militant·e·s et organisations de la société civile.
Liberté d’expression
D’après Reporters sans frontières, le Mexique était toujours l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes. L’organisation Article 19 a indiqué que sept journalistes avaient été tués durant l’année en raison de leur travail d’information, et a alerté sur le fait que l’utilisation des cadres réglementaires comme outils de censure était en hausse dans le pays. Elle a recensé 51 cas de harcèlement judiciaire entre janvier et juillet, concernant 39 journalistes et 12 organes de presse, soit plus du double du nombre enregistré l’année précédente (21).
Entre juin et en septembre, le Congrès a adopté plusieurs lois sur la surveillance de masse, qui ont rendu des informations confidentielles accessibles à des institutions publiques, notamment aux forces armées.
Liberté de réunion pacifique
À l’occasion du cinquième anniversaire de la répression policière des manifestations féministes du 9 novembre 2020 à Benito Juárez, dans l’État de Quintana Roo, des représentant·e·s des autorités locales ont inauguré un monument commémoratif, sans pour autant présenter d’excuses publiques. Les victimes n’ont donc pas reçu pleinement réparation pour les préjudices subis.
Dans au moins 14 des États fédéraux mexicains, les autorités ont cette année encore commis des violations des droits humains durant des manifestations. Dans l’État de Puebla, la police a réprimé deux manifestations menées par des femmes, en août et en septembre.
Exécutions extrajudiciaires
En mars, un tribunal a condamné quatre militaires à 40 ans de prison pour l’exécution extrajudiciaire de cinq jeunes hommes à Nuevo Laredo, dans l’État du Tamaulipas, en 2023.
Le 6 mai, deux fillettes âgées de sept et 11 ans sont mortes lorsque des membres du 42e bataillon d’infanterie ont ouvert le feu sur un véhicule à Badiraguato, dans l’État de Sinaloa. Les personnes ayant survécu à cette fusillade ont contesté la version officielle initiale, selon laquelle les militaires avaient riposté à une attaque. En décembre, la Commission nationale des droits humains a recommandé aux autorités d’accorder des réparations pour les préjudices causés par un usage illégal de la force dans cette affaire.
Torture et autres mauvais traitements
Dans son Indice mondial de la torture 2025, l’Organisation mondiale contre la torture a classé le Mexique parmi les pays où le risque de torture et d’autres mauvais traitements était élevé, constatant que ces pratiques étaient monnaie courante et commises en toute impunité.
En février, à la suite d’une décision de justice, le Bureau de la procureure générale a publié son Programme national de prévention et de sanction de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, élaboré en collaboration avec des organisations de la société civile et attendu depuis l’adoption, en 2017, de la Loi générale visant à prévenir, enquêter sur et punir la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Dans une affaire concernant un homme victime de torture sexuelle, la Cour suprême a jugé en juin que les mesures conservatoires prononcées par des organismes internationaux de protection des droits humains étaient juridiquement contraignantes pour le Mexique, et que les autorités judiciaires pouvaient superviser leur application.
Disparitions forcées
Le nombre de personnes disparues a augmenté de 10,5 % par rapport à l’année précédente. En décembre, ce nombre atteignait 133 500 personnes.
Au vu de la réponse insatisfaisante des autorités, des familles de disparu·e·s, en particulier des femmes organisées en collectifs, ont entrepris leurs propres recherches et ont trouvé des centaines de corps, parfois brûlés, et des sépultures clandestines. Ces recherches étaient très risquées et les personnes qui les menaient s’exposaient à des menaces, des manœuvres d’extorsion, des disparitions et des homicides. Au cours de l’année, quatre femmes et deux hommes qui cherchaient des proches ont ainsi été tués. Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes [ONU] a recommandé au Mexique de reconnaître les buscadoras (femmes à la recherche de personnes disparues) comme une catégorie spéciale de défenseures des droits humains, de surveiller les violences spécifiques dont elles étaient victimes, de mettre en œuvre des mesures de protection tenant compte des questions de genre, de leur offrir pleinement réparation pour les préjudices subis, et de les inclure dans les processus de recherche de la vérité et de commémoration.
Les données officielles sur le nombre de sépultures clandestines localisées n’ont pas été mises à jour en 2025. Les collectifs de recherche ont trouvé des fosses communes dans au moins 10 États du pays. En mars, le collectif des Guerriers chercheurs du Jalisco a découvert un ancien camp de recrutement forcé, soupçonné d’avoir également été utilisé comme camp d’extermination, dans la municipalité de Teuchitlán (État du Jalisco). Cette découverte a suscité une vive émotion au Mexique. Des preuves d’homicides et des centaines d’effets personnels comme des chaussures, des sacs à dos et des papiers d’identité ont été retrouvés sur les lieux. Les autorités avaient eu connaissance de l’existence de ce camp six mois avant qu’elle ne soit révélée par le collectif de recherche, mais n’avaient pas ouvert d’enquête sur les disparitions forcées ni cherché de fosses communes.
En avril, le Comité des disparitions forcées [ONU] a annoncé qu’il allait activer pour la première fois la procédure prévue à l’article 34 de la Convention internationale contre les disparitions forcées, afin de déterminer si les disparitions avaient un caractère systématique ou généralisé au Mexique et en vue de présenter la situation à l’Assemblée générale des Nations unies. En réponse, la présidente mexicaine a catégoriquement démenti l’existence de disparitions forcées dans le pays et le Sénat a réclamé que le président du Comité soit sanctionné pour avoir « émis l’hypothèse » qu’elles étaient répandues et systématiques. La Commission nationale des droits humains a également contesté que le Mexique soit confronté à une crise des disparitions forcées, et a remis en cause la décision du Comité d’activer cette procédure.
En juin, le Congrès a adopté des modifications de la Loi générale relative aux disparitions forcées, aux disparitions commises par des individus et au Système national de recherche. Il aussi approuvé des changements en lien avec les disparitions forcées apportés à la Loi générale relative à la population. Ces modifications portaient principalement sur le recoupement massif de données, permis par la création d’une plateforme d’identité unique et d’une pièce d’identité incluant des données biométriques, ce qui pouvait constituer un risque pour le respect de la vie privée et servir à surveiller les citoyen·ne·s. En outre, elles ne combattaient pas l’impunité, pas plus qu’elles ne renforçaient le parquet ni le Centre national d’identification humaine pour les aider à remédier au retard dans les analyses médicolégales. Selon des recherches menées par des organisations de la société civile faute de données officielles fiables, on comptait, en 2023, 72 100 corps non identifiés dans le pays.
En juin également, la Cour suprême a ordonné au Bureau de la procureure générale de rendre publics les dossiers concernant la disparition forcée de 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa en 2014. L’armée refusait toujours de donner aux familles des informations qui pourraient les aider à obtenir vérité et justice.
Le Sénat a désigné en septembre les 13 membres du Conseil citoyen du Système national de recherche, composé de proches de personnes disparues, d’expert·e·s et de membres d’organisations de la société civile. Ce Conseil était inactif depuis 16 mois.
Droits des femmes et des filles
En novembre, le ministère public avait ouvert 2 589 enquêtes sur des homicides de femmes, dont 672 avaient été classés comme possibles féminicides. Ces chiffres étaient en baisse par rapport à 2024, de respectivement 24,16 % et 21,2 %. De plus, les autorités ont recensé 3 637 disparitions de femmes au cours de l’année, parmi lesquelles 1 745 avaient moins de 19 ans. Cela représentait une hausse de respectivement 11,5 % et 29,4 % par rapport à 2024.
En juillet, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s’est inquiété de l’augmentation des violences liées au genre exercées par des acteurs étatiques et non étatiques, notamment des organisations criminelles. Il a aussi pris note avec préoccupation de l’implication accrue de l’armée dans la sécurité publique et d’autres domaines, qui conduisait à des signalements de plus en plus nombreux de faits de violence fondée sur le genre commis par des militaires contre des femmes.
Droits sexuels et reproductifs
Les États de Campeche, du Nayarit, du Tabasco et du Yucatán ont adopté des lois dépénalisant l’avortement. À la fin de l’année, l’avortement était légal dans 24 des 32 États du Mexique.
En décembre, la Cour suprême a révoqué plusieurs normes érigeant l’avortement en infraction et restreignant l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive dans l’État de Tlaxcala.
Droits des personnes LGBTI
Entre juin et juillet, les États de la Basse-Californie, de la Basse-Californie du Sud, de Campeche et de Mexico ont chacun inscrit dans leur Code pénal le crime de transféminicide. À la fin de l’année, ce crime était reconnu dans six des 32 États.
L’Observatoire national des crimes de haine contre les personnes LGBT a recensé au moins 17 transféminicides pendant l’année.
En décembre, le Congrès de l’État de Guanajuato a adopté l’égalité devant le mariage et a interdit les thérapies de conversion. À la fin de l’année, toutes les entités fédérales mexicaines avaient légalisé le mariage entre personnes de même sexe.
La Cour suprême a tranché à deux reprises en faveur de personnes transgenres. En février, elle a ordonné des réparations pour les préjudices subis par plusieurs femmes trans victimes de discrimination : elles s’étaient vu interdire l’accès à des toilettes pour femmes et avaient dû fournir des papiers d’identité, au motif que leur présence dans ces lieux représentait un risque potentiel. L’entreprise responsable a été condamnée à une amende. En juin, la Cour a protégé une femme transgenre réfugiée, ordonnant à l’Institut national des migrations de reconnaître son identité de genre dans les documents d’immigration et de mettre en place une procédure simple et accessible pour adapter ces documents afin de garantir le respect de l’identité de genre des personnes concernées.
Droit à un environnement sain
Durant la COP30 en novembre, le Mexique a annoncé ses nouveaux engagements pour lutter contre la crise climatique. Pour la première fois, ceux-ci comprenaient un volet relatif aux pertes et préjudices et intégraient des approches sociales, comme la justice climatique, la perspective de genre et la prise en compte des droits humains. Le pays a également mis à jour sa CDN, qui prévoyait deux scénarios pour ses objectifs en matière de réduction des émissions à l’horizon 2035 : le premier, avec une aide internationale, en vertu duquel le pays émettrait 332 à 363 millions de tonnes équivalent CO2, et le second, sans condition, selon lequel ses émissions atteindraient 364 à 404 millions de tonnes.
Droits des personnes réfugiées ou migrantes
La Commission mexicaine d’aide aux réfugié·e·s a reçu plus de 58 800 demandes d’asile pendant l’année, majoritairement en provenance de ressortissant·e·s de Cuba (plus de 28 700), du Venezuela (plus de 12 100) et d’Haïti (plus de 7 000).
En février, le Mexique a déployé 10 000 membres de la Garde nationale à la frontière avec les États-Unis. Les personnes migrantes et réfugiées traversant le Mexique étaient toujours contraintes de verser illégalement de l’argent aux autorités mexicaines, à des membres de gangs criminels ou à des personnes non identifiées à des postes de contrôle de l’immigration installés sur les routes un peu partout dans le pays. Elles étaient aussi souvent victimes d’extorsion et d’enlèvements, et avaient du mal à accéder aux soins de santé, à l’éducation et à des opportunités d’emploi.
Des organisations de la société civile ont déploré qu’il soit impossible pour les demandeurs·euses d’asile et pour les victimes d’une infraction au Mexique d’obtenir une carte de séjour temporaire pour raisons humanitaires, ce qui exposait ces personnes à des risques importants et entravait l’exercice de leurs droits.
En septembre, conformément à une décision de justice, le responsable de l’Institut national des migrations a présenté à titre personnel des excuses publiques aux familles des victimes de l’incendie survenu le 27 mars 2023 dans le centre de détention des services de l’immigration de Ciudad Juárez (État de Chihuahua). Cependant, les responsabilités n’ont pas été clairement établies dans cette affaire et les personnes concernées n’ont pas reçu pleinement réparation.
Droits économiques, sociaux et culturels
Selon un rapport publié en août par l’Institut national de statistiques et de géographie, la pauvreté multidimensionnelle touchait 29,6 % de la population en 2024, soit 6,3 % de moins qu’en 2022. L’extrême pauvreté a également baissé sur la même période, passant de 7,1 % à 5,3 %. Les États du Chiapas, de Guerrero et d’Oaxaca étaient ceux qui avaient les taux de pauvreté les plus élevés.
Déplacements forcés
En juin, le Programme des droits humains de l’Université ibéro-américaine a publié un rapport faisant état d’une augmentation des déplacements forcés à l’intérieur du pays, le nombre de personnes concernées étant passé de 12 623 en 2023 à au moins 28 900 en 2024. Parmi ces déplacements, 79 % étaient dus à la violence et 20 % à des causes sociales ou à des catastrophes naturelles. Les États du Chiapas, de Sinaloa, du Michoacán, de Chihuahua et de Guerrero étaient les plus concernés, avec 17 860 personnes déplacées rien que dans l’État du Chiapas.
En septembre, l’État d’Oaxaca a adopté la Loi visant à prévenir, traiter et réparer intégralement les déplacements forcés internes, devenant ainsi le cinquième État à se doter d’une loi spécifique à ce sujet.
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