Chaque année, Amnesty International analyse dans son rapport annuel la situation des droits humains dans le monde. Un an d’enquête, 144 pays analysés. Voici ce qu’il faut savoir sur les droits humains en Andorre en 2025.
L’avortement est demeuré interdit en toutes circonstances. Les mesures visant à lutter contre les violences fondées sur le genre ont été insuffisantes, notamment en ce qui concerne la collecte de données. La santé des personnes transgenres était menacée. Le manque d’accès à des logements abordables est resté source de préoccupations.
Droits sexuels et reproductifs
L’interdiction totale de l’avortement, contraire aux droits fondamentaux et notamment au droit d’interrompre une grossesse en toute sécurité, est demeurée en vigueur. Une enquête journalistique transfrontalière publiée en 2025 a révélé qu’en moyenne, chaque année, 131 femmes vivant en Andorre se rendaient en Espagne pour avorter.
Le Premier ministre a annoncé en avril, dans un discours à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, que le gouvernement préparait un projet visant à dépénaliser l’avortement à l’horizon 2027. Ce projet ne prévoyait cependant pas de mettre en place des services d’avortement en Andorre. Les femmes, les filles et les autres personnes pouvant être enceintes resteraient donc contraintes de se rendre à l’étranger pour exercer ce droit en cas de besoin.
Violences fondées sur le genre
En novembre, le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique a appelé l’Andorre à améliorer la collecte de données sur toutes les formes de violences faites aux femmes, notamment sur la nature de la relation entre la victime et le ou la responsable des faits, le type de violences infligées et le nombre de décisions judiciaires rendues. Les expert·e·s ont appelé les autorités à faire pleinement participer les associations de défense des droits des femmes aux politiques de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes.
Droits des personnes LGBTI
En février, le gouvernement a annoncé la publication de protocoles pour la mise en œuvre de soins d’affirmation de genre, conformément aux dispositions du décret de 2022 relatif à la santé. Ces protocoles n’étaient cependant toujours pas disponibles à la fin de l’année, ce qui mettait en péril la santé et le bien-être des personnes transgenres.
Droits en matière de logement
Le Parlement a adopté en mars une loi visant à protéger le droit au logement. Quoique bienvenu, le texte ne proposait aucune mesure concrète pour développer le parc de logements sociaux. Pourtant, une enquête publiée en juillet indiquait que l’accès à un logement abordable était le principal sujet de préoccupation de la population.
Liberté d’expression
Des lois sur la diffamation, qui érigeaient notamment en infraction pénale les critiques visant les autorités et les institutions andorranes, demeuraient en vigueur, en violation du droit international relatif aux droits humains.
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