
Une responsabilité mondiale, encore trop inégalement partagée
Les personnes réfugiées viennent principalement de Syrie, d’Ukraine, d’Afghanistan ou du Venezuela. Contrairement aux idées reçues, 83 % sont accueillies dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Les pays les plus riches, pourtant mieux équipés, érigent des barrières et restreignent l’accès aux visas.
Depuis 2014, plus de 29 000 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’Europe. L’exil est semé d’embûches : passeurs, détentions arbitraires, violences sexuelles, traite humaine, torture… En refusant l’entrée et l’asile, certains États condamnent ces personnes à l’errance ou à la mort.
Des discours et des politiques qui déshumanisent
Les personnes réfugiées et migrantes sont trop souvent réduites à des chiffres : flots, vagues, flux. Ces termes alimentent la peur et la stigmatisation. En France comme ailleurs, les politiques migratoires successives ont affaibli les droits et dégradé les conditions d’accueil.
Un défaut de protection généralisé
Beaucoup de gouvernements affirment défendre le droit d’asile. Mais dans les faits, ils peinent à le garantir. Certains vont jusqu’à refouler des personnes vers des pays dangereux, en violation du droit international. La politique migratoire européenne actuelle criminalise l’exil au lieu de le protéger.
Celles et ceux qui atteignent les frontières sont souvent enfermés dans des centres de détention, dans des conditions inhumaines : surpopulation, violences, faim, absence de soins.
Même après leur arrivée, les personnes migrantes font face à des discriminations systémiques : accès limité à l’emploi, à l’éducation, et aux soins.
Notre engagement : défendre les droits des personnes en mouvement
Amnesty International dénonce toutes les politiques et pratiques qui portent atteinte aux droits des personnes exilées. Nos actions visent à faire respecter ces droits, en toutes circonstances.
Le droit international reconnaît les droits des personnes réfugiées et migrantes, et les États ont l’obligation de le respecter.
Nos demandes aux Etats
- Garantir le droit de demander l’asile, et ne jamais renvoyer une personne vers un pays où elle risque de subir de graves violations des droits humains
- Respecter les droits fondamentaux des personnes réfugiées et migrantes : accès aux soins, à l’éducation, à un logement digne, et à une protection contre l’exploitation et le travail forcé
