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Une femme déplacée dans le camp de Bama © STEFAN HEUNIS/AFP/Getty Images

Une femme déplacée dans le camp de Bama © STEFAN HEUNIS/AFP/Getty Images

Une femme déplacée dans le camp de Bama © STEFAN HEUNIS/AFP/Getty Images

Conflits armés et populations
Actualité

Quand Boko Haram transforme une ville en « cimetière »

De nouvelles images satellite dévoilent les terribles résultats de l’attaque de Boko Haram qui a dévasté en début de semaine la localité de Rann. Résultat : une ville vidée de ses habitants.

Ces images satellite révèlent l’ampleur de cette attaque destructrice, qui s’est déroulée le 14 janvier dans cette ville de l’État de Borno.

Une ville « cimetière »

Cette ville accueillait des milliers de civils déplacés à l’intérieur du pays du fait du conflit avec Boko Haram.

Ces images corroborent des informations émanant de l’ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), qui a déclaré que Rann était devenue « un cimetière » au lendemain de l’attaque du 14 janvier. MSF a ajouté qu’elle se préparait à accueillir les nombreuses personnes qui ont traversé la frontière pour se réfugier à Bodo au Cameroun.

Depuis cette attaque, les gens fuient par milliers et franchissent la frontière vers le Cameroun ; leurs conditions ne font qu’empirer de jour en jour.

De larges zones ont été incendiées à l’ouest et au sud de Rann, et plus de 100 bâtiments ont été détruits ou gravement endommagés par les flammes.

Aujourd’hui, Rann est pratiquement vidée de ses habitants.

Lire aussi : Au Nigéria, elles demandent justice

Un crime de guerre

Cette attaque ciblait clairement des civils et constitue par conséquent un crime de guerre. Elle demande aux autorités nigérianes de fournir immédiatement une assistance humanitaire aux milliers de personnes qui ont été déplacées.

Ce qui se passe à Rann montre à quel point les personnes déplacées sont vulnérables au Nigéria : il est impératif de les protéger.

Les autorités des deux côtés de la frontière doivent leur fournir les denrées dont ils ont besoin et assurer leur sécurité. En outre, les autorités camerounaises doivent cesser de les renvoyer de force, jusqu’à ce que la situation devienne sûre et qu’ils choisissent de rentrer de manière volontaire.

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