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La trêve humanitaire annoncée par la Russie ne saurait se substituer à un accès humanitaire sans entraves et impartial afin de garantir la protection des civils sur le long terme lorsque les frappes aériennes vont reprendre. © AFP/Getty Images

La trêve humanitaire annoncée par la Russie ne saurait se substituer à un accès humanitaire sans entraves et impartial afin de garantir la protection des civils sur le long terme lorsque les frappes aériennes vont reprendre. © AFP/Getty Images

La trêve humanitaire annoncée par la Russie ne saurait se substituer à un accès humanitaire sans entraves et impartial afin de garantir la protection des civils sur le long terme lorsque les frappes aériennes vont reprendre. © AFP/Getty Images

Conflits armés et populations
Actualité

Offensive sur Alep : les civils en danger

La pause humanitaire à Alep prendra fin le 4 novembre au soir. La menace d'une reprise et d’une possible escalade des combats et des bombardements se précise. La crainte qu’il y ait de nombreuses victimes civiles est très forte.

D'après les informations parues dans les médias, une flotte de navires de guerre russes a rejoint Lattaquié, sur les côtes syriennes, signe que les forces syriennes et russes préparent un assaut final pour prendre le contrôle de la ville. Même en temps de guerre, il existe des règles fondamentales que toutes les parties sont tenues de respecter. Les civils ne doivent jamais être délibérément pris pour cibles. Et les forces armées ne doivent jamais bombarder sans discrimination des zones civiles. Les habitants des quartiers est d'Alep nous ont fait part de leurs craintes quant à l'offensive imminente contre la ville. Um Mohamad a déclaré redouter que les trêves ne soient synonymes de l’imminence d’une offensive encore plus lourde.

Je sais que c'est une question de temps avant que l'enfer ne se déchaîne à nouveau. Lorsqu'ils annoncent une pause humanitaire, mon cœur s'arrête de battre parce que je sais ce qui nous attend : les frappes aériennes. »

Um Mohamad, habitant d'Alep

Un autre habitant, Nizar, déclare : « J'ai peur que cette offensive ne soit encore plus meurtrière que la précédente. Nous n'avons nulle part où partir ou nous cacher. Les bombes que la Russie et le régime nous envoient détruisent des bâtiments entiers, jusqu'au sous-sol. »

Des civils déjà pris pour cible

Les forces gouvernementales syriennes, avec l'appui des forces russes, ont systématiquement bafoué le droit international humanitaire dans l'est d'Alep et dans toute la Syrie, tuant illégalement des dizaines de milliers de civils. Quant aux groupes armés d'opposition, ils ont bombardé sans discrimination des zones civiles dans l'ouest d'Alep et ailleurs. L'ampleur de la dévastation dans l'est d'Alep ces derniers mois fait froid dans le dos. Étant donné les antécédents des forces qui combattent à Alep – particulièrement les forces gouvernementales – nous craignons que le nombre de victimes civiles ne soit très élevé si les forces syriennes, appuyées par la Russie, intensifient les attaques en vue de reprendre le contrôle de la ville.

Lire aussi : notre dossier consacré à la reprise de Mossoul

Des attaques illégales

Les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont violé le droit international humanitaire

Lors de précédentes attaques recensées par nos chercheurs dans l'est d'Alep, les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont violé le droit international humanitaire : elles ont lancé des attaques illégales, blessé et tué des civils et n’ont pas pris les précautions nécessaires pour veiller à ce qu'ils soient protégés contre l'utilisation illégale d'armes telles que les bombes à sous-munitions. Dans l'ouest d'Alep, les civils sont également menacés par l'utilisation répétée et illégale d'armes explosives imprécises par les groupes armés, notamment des mortiers et des roquettes Katyusha.

La trêve humanitaire annoncée par la Russie ne saurait se substituer à un accès humanitaire sans entraves et impartial afin de garantir la protection des civils sur le long terme lorsque les frappes aériennes vont reprendre. Toutes les parties au conflit doivent autoriser les civils qui souhaitent quitter la ville à le faire sans restriction.

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