Début novembre, plusieurs familles roms installées sur un terrain à proximité du pont Royal à Lille ont été expulsées. Plusieurs associations, dont Amnesty International France, se sont alors constituées intervenants volontaires dans une action en référé à l’encontre de la ville de Lille pour voie de fait.

Alors que l’audience s’ouvre aujourd’hui à Lille, Julie Heslouin, chargée de plaidoyer Discriminations à Amnesty International France, déclare : « Tant qu’il n’y a pas de base légale à cette expulsion, les familles doivent pouvoir réintégrer les lieux occupés. Elles doivent également obtenir réparation des préjudices subis du fait de la destruction de leurs caravanes. Les bidonvilles ne sont pas des zones de non droit et le droit au logement est valable pour toute personne, y compris les personnes en situation précaire. »

Complément d’information

Le 3 novembre 2017, en période de trêve hivernale, des policiers municipaux et nationaux ont procédé à l’évacuation du terrain occupé par une dizaine de familles depuis le 10 octobre 2017 et à la destruction de leurs caravanes.

Aucun des occupants n’a été le destinataire direct ou indirect d’une décision ou d’un acte de procédure en rapport avec l’expulsion de ce terrain. Aucune assignation, aucun arrêté, aucune décision de justice n’est intervenue à l’appui de cette évacuation qui est dépourvue de toute base légale.

Cette expulsion forcée, qui intervient en période de trêve hivernale, sans qu’aucune proposition de relogement n’ait été faite aux familles, est intolérable, indigne et illégale.