Le 3 juillet 2020, l’ONG SOS Méditerranée a lancé un appel au secours en demandant « le débarquement immédiat » des 180 personnes secourues, présentes à bord de l’Ocean Viking, lors de quatre opérations de sauvetage menées le 25 et le 30 juin dans les zones maritimes de recherche et de sauvetage de l’Italie et de Malte.
Ces personnes ont fui au péril de leur vie l’enfer de la Libye où certaines ont subi la torture et des traitements inhumains et dégradants et souffrent de graves traumatismes. Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France, a déclaré :
« La France doit intervenir auprès des autorités italiennes et maltaises pour que les personnes puissent débarquer sans tarder dans un port sûr. La France doit aussi apporter un soutien concret et s’engager à accueillir un certain nombre de ces personnes pour mettre fin à leur calvaire qui dure depuis trop longtemps. »
L’ONG SOS Méditerranée a demandé à l’Italie et à Malte qu’un port sûr et proche lui soit attribué de manière urgente, afin que les personnes à bord puissent être prises en charge. Ces personnes ont vécu l’horreur et doivent être accueillies rapidement sur le sol européen. La solidarité européenne doit maintenant, et sans délai, se construire sur des actes forts.
« Depuis des années, la vie de personnes rescapées est entre les mains des États européens, qui, de leur côté, tergiversent pour organiser un mécanisme pérenne de solidarité pour partager l’accueil de femmes, d’enfants et d’hommes », a ajouté Cécile Coudriou. « Cette absence de volonté d’anticipation est dangereuse, voire meurtrière ».
