La publication de ce rapport est l’aboutissement d’une enquête menée au cours des deux dernières années dans deux villes de la zone côtière du nord de la France : Calais et Grande-Synthe (près de Dunkerque).
Le refus du Royaume-Uni de faciliter l’accès à son territoire à des personnes exilées par des voies légales, combiné à la détermination de la France d’empêcher la présence de tout campement dans cette région du Calaisis, ont contribué à créer un climat d’hostilité. D’une part, les personnes qui attendent de pouvoir traverser doivent donc lutter pour assurer leur survie dans des conditions difficiles, tout en risquant d’être maltraitées par des forces de l’ordre. D’autre part, les personnes qui essaient de les aider et de défendre leurs droits voient leurs actions systématiquement entravées, sont soumises à des actes d’intimidation et de harcèlement, à des mauvais traitements et, dans certains cas, sont menacées de poursuites judiciaires infondées.
Dans le cadre de sa recherche, Amnesty International a passé en revue de nombreux signalements de violations des droits humains imputables à la police et recensés par des organisations de la société civile. L’organisation a également consulté des rapports, des lettres et des plaintes soumises aux autorités, et les réponses reçues. Amnesty International a rencontré des dizaines de bénévoles et membres d’associations locales fournissant un soutien humanitaire aux personnes migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées. L’organisation a également interrogé une cinquantaines de personnes exilées.
*Ce rapport qui sera publié le 5 juin à 01h01 (heure de Paris) démontre à quel point le travail des défenseurs des droits humains dans cette région est inextricablement lié au traitement qui est réservé aux personnes exilées.
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