15 avril – 11 mai 2017
La Place, Canopée des Halles – Paris 1er
Conférence de presse & projection du film le 20 avril à 18h
« Pourquoi ne nous laissent-ils pas partir ? Ils veulent qu’on meure ici ? »
Un syrien de 70 ans, originaire d’Alep.
La nuit tombe sur l’Europe, une exposition photographique et un film de Samuel Bollendorff, sera présenté sous la Canopée des Halles à Paris pendant un mois, en accès libre.
Réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation agnes b., La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur ces parcours de femmes, d’hommes et d’enfants contraints de prendre la route de l’exil pour fuir les violences des conflits ou de la persécution.
Un exil qui, étape après étape, les expose à la violence des passeurs, des forces de l’ordre, aux coups et aux ratonnades, aux viols ou la prostitution forcée… Alors qu’ils cherchent protection et sécurité, les réfugiés sont trop souvent confrontés à la violence, puis ensuite à la peur, au rejet ou à la stigmatisation.
Un regard à contre-courant sur les routes de l’exil
Appuyé sur le travail et les recherches d’Amnesty International, Samuel Bollendorff a parcouru la route des réfugiés. Un retour sur des lieux plus ou moins connus, parfois oubliés après avoir été surexposés. Son travail déroge aux représentations identifiées. Il provoque et renouvelle le regard. Le parti pris est assumé : ses images qui ne montrent pas les réfugiés mais exposent les lieux qu’ils ont traversés assortis des récits de violences subies par les exilés. Des images incarnées par des témoignages.
L’Europe terre d’asile contre l’Europe forteresse
La situation des réfugiés est la plus grave que l’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2015, plus d’un million de personnes ont demandé l’asile en Europe et au moins 3 700 personnes ont « disparu » en mer. Plus de 5 000 en 2016. En réponse, les pays de l’Union européenne s’érigent en forteresse et ne prennent pas les mesures qui permettraient de garantir sécurité aux réfugiés. La crise des réfugiés est avant tout une crise de l’accueil par les États européens qui se défaussent de leurs responsabilités et de leurs obligations.
Les discours et informations sur les réfugiés sont nombreux, parfois instrumentalisés, en particulier dans des contextes électoraux. Les images ne manquent pas non plus qui témoignent de la situation.
Des propos qui ne semblent pourtant pas ou plus provoquer de changements dans les politiques, qui ne parviennent pas non plus à modifier les perceptions. En tout cas pas de manière durable.
Dans un tel contexte, il est déterminant de redonner à chacun les moyens de comprendre et de réfléchir à ce qu’être réfugié en Europe signifie. Il est crucial que chacun puisse comprendre la réalité et la brutalité de ces parcours d’exil, mais aussi de saisir la singularité et l’humanité que le flot d’images ou d’informations ne permet plus de distinguer.
La nuit tombe sur l’Europe traduit cette ambition.
Une exposition qui se prolonge par un film
La nuit tombe sur l’Europe c’est aussi celle qui tombe sur la mer Égée dans cette première et parfois ultime étape du parcours.
Un constat qui se traduit par un documentaire d’une vingtaine de minutes. Un plan séquence de la nuit tombant sur l’Europe et la Mer Égée avec un texte lu par Catherine Deneuve. Une figure citoyenne qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.
Un projet en écho au travail d’Amnesty International
La nuit tombe sur l’Europe entend, en raison du choix de son exposition, aller à la rencontre d’un large public et être une chambre d’écho des mobilisations d’Amnesty International.
La garantie et la protection des droits des réfugiés est une priorité d’Amnesty International qui a initié une campagne mondiale, « I Welcome » pour promouvoir des solutions d’accueil. Requêtes soulignées dans le cadre des revendications présentées dans le contexte électoral français.
La nuit tombe sur l’Europe
Exposition du 15 avril au 11 mai 2017
Photographies Samuel Bollendorff
Textes Samuel Bollendorff avec Amnesty International
Production Fonds de dotations agnès b.
Canopée des Halles – Allée Jules Supervielle, Paris 1er
Accès libre
Contacts
Amnesty International France – Service presse – 01 53 38 66 00 / 06 76 94 37 05 – [email protected]
Fond de dotation agnès b. – Sébastien Ruiz – 01 44 54 55 90 – [email protected]
Fond de dotation agnès b. : une vie d’engagements
Le fonds de dotation agnès b. a été créé en 2009 pour structurer toutes les actions de mécénat, partenariat et philanthropie, menées par la marque et par Agnès personnellement, depuis près de 30 ans. Il pérennise une vie d’engagements, un mot qui englobe et décrit plus qu’une organisation, mais un état d’esprit : le partage.
Convaincue que l’avenir de nos sociétés passe par la générosité et l’entraide dans tous les domaines, Agnès Troublé dite agnès b. apporte depuis longtemps son soutien à de nombreuses structures à but social ou humanitaire et à de multiples pôles culturels de création.
Samuel Bollendorff – Photographe
Photographe et réalisateur, il a été membre de l’Œil Public avant de devenir indépendant en 2010.
Hôpital, école, police, prisons… Samuel Bollendorff propose un regard social sur les institutions et interroge la place des individus. Après HôpitalSilence, il travaille sur les conséquences du sida. SilenceSida va contribuer à préciser son questionnement sur la photographie comme outil de réflexion politique.
En 2004, l’exposition Silence à la Maison des Métallos présente l’ensemble de ses travaux sur la santé. Cette exposition s’accompagne de forums permettant au public, aux acteurs de la santé et aux politiques de débattre des problématiques abordées par les images.
En 2005, il filme Grigny II et la Grande Borne (région parisienne) pour livrer une chronique publiée pendant six mois dans Libération. Cité dans le texte, documentaire produit par Zadig productions restitue ce travail.
Il travaillera ensuite sur l’envers du miracle économique chinois. Chine, À marche forcée est montré à Visa pour l’image en 2007 puis repris à la Maison des Métallos en mai et Juin 2008. Le livre À Marche Forcée est publié aux éditions Textuel avec le soutien d’Amnesty International.
Fin 2008, il réalise Voyage au bout du charbon, un premier web documentaire interactif avec Honkytonk Films publié sur Lemonde.fr. Il poursuit son exploration de ce format en réalisant en 2009 The Big Issue, un travail sur l’obésité puis en 2011 À l’abri de rien, une enquête sur le mal-logement en France avec Mehdi Ahoudig. A l’abri de rien sera aussi exposé en pleine air le long du Canal Saint Martin à Paris avec le soutien du fonds de dotation agnes b.
En 2013 il réalise Le Grand Incendie avec Olivia Colo, série photographique et un documentaire interactif sur les immolations en France. En 2014, il obtient le Visa d’Or du webdocumentaire à Visa pour l’Image et en 2015, il publie Le Grand Incendie aux éditions Textuel. La série sera exposée aux rencontres d’Arles par la Galerie agnès b. hors les murs, au CNA au Luxembourg puis chez agnès b. ;
En 2015 il réalise La Parade, avec Mehdi Ahoudig, une websérie et un film sur les cultures populaires du Nord de la France.
Photographies : Samuel Bollendorff / Textes : Samuel Bollendorff avec Amnesty International / Production : Fonds de dotations agnès b./ Production du film : Films du Bilboquet
