La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples doit prendre des mesures pour mettre fin rapidement aux crises des droits humains qui s’intensifient en Éthiopie, en Érythrée et en Gambie, a déclaré Amnesty International le 21 octobre 2016, lors de l’ouverture de la 59e session ordinaire de la Commission africaine.

« La répression dont sont victimes les manifestants et qui a coûté la vie à des centaines de personnes en Éthiopie montre que l’incapacité à apporter une solution efficace à des violations persistantes et constantes des droits humains peut mener à une crise », a déclaré Netsanet Belay, directeur de la recherche et des actions de plaidoyer pour l’Afrique à Amnesty International

Amnesty International demande à la Commission africaine d’user pleinement de son mandat, et notamment de remplir le devoir qu’elle a de signaler l’existence d’un « ensemble de violations graves ou massives des droits de l’homme » à la Conférence de l’Union africaine et d’élaborer des mécanismes de suivi efficaces pour veiller à ce que les États membres mettent en œuvre ses recommandations.

« L’Érythrée et la Gambie se distinguent comme deux pays extrêmement répressifs sur le continent qui ont non seulement des bilans très préoccupants en matière de droits humains, mais également une tendance générale à ignorer délibérément les décisions et résolutions de la Commission africaine », a déclaré Netsanet Belay.

« Nous demandons instamment à la Commission africaine de renvoyer ces deux pays devant le Conseil exécutif de l’Union africaine en raison de leur non-respect récurrent des recommandations de la Commission africaine. »

Complément d’information

La 59e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples se tient du 21 octobre au 4 novembre 2016 à Banjul, en Gambie.

La session se déroule en parallèle de la 43e session ordinaire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et de la 28e session ordinaire du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant.