En présence de :

·         Hussein Baoumi, chercheur Égypte à Amnesty International

·    Sylvie Brigot-Vilain, directrice générale d’Amnesty International France

·         Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer armes et justice internationale à Amnesty International France

·         Patrick Wilcken, chercheur sur le contrôle des armes et les droits humains à Amnesty International

Dès 2011, la France devient le principal fournisseur d’armement de l’Égypte : navires de guerre, avions de combats, machines à outils de cartoucherie, missiles et lanceurs de missiles mais aussi des véhicules blindés véhicules MIDS et Sherpa, à usage militaire ou de sécurité intérieure.

Pourtant, à compter du soulèvement du 25 janvier 2011, marquant le début du « Printemps arabe » en Égypte, le pays a connu une série de rebondissements politiques accompagnés de vagues de répression brutale. La répression a atteint son paroxysme après la destitution du président Mohamed Morsi par l’armée en juillet 2013. Les forces de sécurité ont écrasé violemment des manifestations : plusieurs milliers de personnes sont mortes ou ont été blessées, et des milliers de journalistes, de défenseurs des droits humains et de manifestants ont été arrêtés arbitrairement. Certaines des personnes arrêtées ont été torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements, et plusieurs centaines ont été condamnées à la réclusion à perpétuité ou à mort à l’issue de procès iniques.

Amnesty International a procédé à l’analyse de plus de 20 heures de vidéo, de plusieurs centaines de photos et de 450 Go de supports visuels supplémentaires provenant de groupes locaux de défense des droits humains et des médias. Doublées de travaux d’observation sur le terrain, ces recherches permettent de révéler aujourd’hui de très nombreux éléments qui attestent de l’usage par les forces de sécurité égyptiennes, de véhicules blindés MIDS et Sherpa fournis par la France. Ces véhicules ont été utilisés, au cœur de la crise, pour réprimer violemment l’opposition.

À l’issue de ces recherches, Amnesty International a interpellé les autorités françaises.

Accueil et petit-déjeuner à partir de 9h00

Inscription obligatoire (places limitées) : [email protected] / 01 53 38 65 75 / 06 76 94 37 05