À la suite de l’incendie qui a ravagé le 19 septembre le camp de Moria, à Lesbos, et qui a entraîné l’évacuation de milliers de demandeurs d’asile, une équipe de chercheurs d’Amnesty International s’est rendue sur cette île.

« Les restes calcinés du camp de Moria offrent un spectacle désolant, mais cet incendie ne surprend personne. Le maintien de milliers de personnes vulnérables à Lesbos dans des conditions épouvantables et dans une totale incertitude quant à leur avenir crée un climat explosif nourri par la peur et l’abattement », a déclaré Giorgos Kosmopoulos, chargé de recherches sur les droits des réfugiés et des migrants en Europe à Amnesty International.

« Le gouvernement doit faire en sorte que personne ne dorme dehors ce soir, et que tous soient protégés de façon adéquate contre d’éventuelles agressions violentes. L’Union européenne et la Grèce ne peuvent pas continuer d’entasser des réfugiés indéfiniment sur les îles grecques. Les dirigeants européens doivent au contraire partager équitablement les responsabilités et commencer de toute urgence à amener les réfugiés en Grèce continentale puis dans les autres pays d’Europe. »