Écrire pour les droits

Passez à l’action. Choisissez la résistance.

Depuis 25 ans, Écrire pour les droits montre que, par l’action collective, des personnes ordinaires peuvent dénoncer l’injustice. Des millions de gens ont écrit des lettres, signé des pétitions et envoyé des messages d’espoir à des personnes privées de leurs droits. Ensemble, ces actions ont aidé à faire libérer des prisonniers et prisonnières d’opinion, à réunir des familles, à faire modifier des lois injustes et à rappeler à un nombre incalculable de personnes qu’elles ne sont pas seules.

Aujourd’hui, cette détermination commune est plus importante que jamais.

Les pratiques autoritaires se développent à un rythme sans précédent, érodant les libertés civiques, transformant la surveillance en arme et réduisant au silence celles et ceux qui s’expriment ouvertement, le tout pour ancrer encore davantage le pouvoir en place. Du génocide à la répression, en passant par le démantèlement de droits obtenus de haute lutte, nous assistons à une attaque systémique contre les fondations de notre humanité commune. Cela n’est pas le fait d’un seul responsable et ne relève pas d’actes isolés. Il s’agit d’un schéma établi, qui appelle une réaction. 

Les personnes au cœur de la campagne de cette année ont fait l’expérience directe de cette répression. En écrivant des lettres, en signant des pétitions et en faisant entendre votre voix, vous participez aussi à cette résistance.

Le moment est venu de faire un choix. Rejoignez la campagne Écrire pour les droits.

Et maintenant, écrivez une lettre

Signer une pétition est un excellent moyen de prendre part à la campagne. Mais saviez-vous qu’il y a d’autres façons de participer à Écrire pour les droits ?

Imaginez que vous êtes enfermé·e, seul·e, sans savoir si quelqu’un s’inquiète de votre sort. Maintenant, imaginez que vous recevez une lettre d’une personne que vous ne connaissez pas, qui vous dit qu’elle croit en vous. C’est ce que de vraies lettres peuvent faire : elles donnent espoir aux personnes qui se retrouvent dans les situations les plus dramatiques. Lorsque des lettres arrivent en très grand nombre, elles sont un rappel sans équivoque aux autorités pénitentiaires et à d’autres que le monde les observe.

Si vous souhaitez prêter votre plume à ce type d’action, téléchargez notre kit de rédaction de lettres.

Obtenez le kit de la campagne Écrire pour les droits

Le kit contient des modèles de lettres, des fiches de présentation et plus encore.

Écrire pour les droits, comment ça marche ?

Icone Enveloppes

Dans plus de 200 pays et territoires, des personnes s’unissent pour soutenir celles et ceux dont les droits ont été bafoués. Elles écrivent des millions de lettres, de courriels et de messages sur les réseaux sociaux, et signent des pétitions.

Icone Bâtiment du gouvernement

Elles font pression sur des gouvernements, des dirigeant·e·s et des décideurs·deuses.

Elles expriment leur soutien et leur compassion envers des personnes en danger et leur famille.

Icone Chaine brisée

Elles font bouger les choses en contribuant à la libération de militant·e·s, en obtenant justice pour des personnes dont les droits ont été bafoués et en protégeant celles et ceux qui luttent pour le changement.

Exemples d’actions réussies

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Juan López a consacré sa vie à protéger les populations et l’environnement du nord du Honduras contre des projets nuisibles d’exploitation minière et de production d’énergie. Le 14 septembre 2024, il a été tué par balle alors qu’il sortait d’une église. Quelque 333 102 actions ont été menées en faveur de Juan pendant l’édition 2025 d’Écrire pour les droits. À la suite de la campagne, les autorités honduriennes ont arrêté trois personnes soupçonnées d’être à l’origine de cet assassinat, dont l’ancien maire de Tocoa. Leur procès est prévu pour janvier 2027, ce qui constitue une avancée importante vers la justice pour Juan et sa famille.

Juan López

L’artiste et militante antiguerre Alexandra (Sacha) Skotchilenko a été arrêtée et placée en détention en avril 2022 par les autorités russes, parce qu’elle avait remplacé les étiquettes de prix d’une épicerie par des informations sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie. À l’issue d’une campagne publique de grande envergure à l’occasion de l’édition 2022 d’Écrire pour les droits, Sacha a été libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers historique en août 2024, après avoir passé plus de deux ans en prison.

Alexandra (Sacha) Skotchilenko

En octobre 2023, la défenseure des droits humains Rita Karassartova a été arrêtée pour s’être publiquement opposée à un nouvel accord frontalier, et accusée de « tentative de renverser le gouvernement avec violence ». Plus de 400 000 actions ont été menées en sa faveur dans le cadre d’Écrire pour les droits 2023, et le 14 juin 2024, les charges contre Rita ont été abandonnées !

Rita Karassartova

Joanah Mamombe et Cecillia Chimbiri ont été enlevées et torturées après avoir organisé une manifestation antigouvernementale au Zimbabwe. Elles ont ensuite été inculpées de diverses infractions, y compris d’avoir simulé leur enlèvement. Des sympathisant·e·s ont écrit plus d’un demi-million de messages en leur faveur. Le 5 juillet 2022, elles ont été déclarées innocentes par la Haute Cour des chefs d’accusation de « communication d’informations mensongères » et d’« obstacle à l’exercice de la justice ».

Joanah Mamombe et Cecillia Chimbiri

En juin 2021, au Burundi, Germain Rukuki, employé d’une ONG et défenseur des droits humains, a été libéré de prison alors qu’il avait été condamné à 32 ans de réclusion pour de nombreuses charges controuvées. Il avait été incarcéré avant d’avoir pu prendre dans ses bras son plus jeune enfant, né quelques semaines seulement après son arrestation en juillet 2017. Sa famille a fui le pays par crainte des représailles. Germain a maintenant retrouvé sa famille, après plus de 400 000 actions réclamant sa libération. 

Germain Rukuki

Magai Matiop Ngong n’avait que 15 ans lorsqu’il a été condamné à mort. Mais grâce au soutien incroyable de personnes comme vous, sa peine a été annulée en juillet 2020. Pas moins de 765 000 actions ont été menées dans le monde, notamment sous la forme de lettres et de tweets, pour demander que la vie de Magai soit épargnée. Et cela a fonctionné !

Magai Matiop Ngong

En mars 2019, le combat de Goulzar Douichenova en faveur des personnes handicapées a fini par payer quand le Kirghizistan a signé la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Nos sympathisant·e·s ont envoyé près de 250 000 messages pour appuyer ses revendications.

Goulzar Douichenova

Mahadine, père de sept enfants et cybermilitant, a été libéré en avril 2018, après avoir passé plus de 18 mois en prison au Tchad sur la base d’accusations forgées de toutes pièces. Quelque 690 000 personnes ont rédigé des lettres en faveur de sa libération.

Mahadine

Condamnée à 35 ans de réclusion, la lanceuse d’alerte américaine Chelsea Manning a été libérée en mai 2017, après la commutation de sa peine par le président sortant, Barack Obama. Plus de 250 000 personnes ont écrit pour demander sa remise en liberté.

Chelsea Manning

Albert Woodfox a enfin été libéré en février 2017, après 44 ans de détention à l’isolement dans une prison américaine. « Je ne dirai jamais assez combien cela compte de recevoir des lettres du monde entier. Cela m’a redonné de l’estime pour moi-même… [et] de la force. »

Albert Woodfox

Après la mobilisation des sympathisant·e·s d’Amnesty, Moses Akatugba a bénéficié d’une grâce totale en 2015. Il avait été injustement condamné à mort pour une infraction qu’il aurait commise à l’âge de 16 ans. « Les choses ont changé quand Amnesty International est intervenue. »

Moses Akatugba


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