Alors que l’Aquarius a secouru et recueilli 141 personnes, en mer au large de la Libye, le vendredi 10 août, l’Italie et Malte ont de nouveau fui leurs responsabilités en refusant d’ouvrir leurs ports au navire de sauvetage de SOS Méditerranée.

Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France, a déclaré :

« Il est impensable de voir se reproduire le drame de juin dernier quand 629 réfugiés sont restés bloqués en mer plusieurs jours durant. Le président Emmanuel Macron doit montrer l’exemple et ouvrir les ports français à l’Aquarius. La France et les autres pays européens ne peuvent fermer les yeux et laisser à la dérive en Méditerranée des personnes vulnérables qui souhaitent demander l’asile. »

« Les organisations non gouvernementales (ONG) doivent pouvoir mener à bien leur mission humanitaire, secourir les personnes en mer et sauver les vies menacées. Il est de la responsabilité des États européens de les accompagner dans cette mission de recherche et de sauvetage, d’y contribuer eux-mêmes et non de dissuader les ONG en compromettant leur travail indispensable. Il est aussi de la responsabilité des pays européens et de l’Union européenne de mettre en place un véritable partage en matière d’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. »

Complément d’information

Le 8 août 2018, Amnesty International publiait un rapport intitulé « Between the devil and the deep blue sea. Europe fails refugees and migrants in the Central Mediterranean’ », sur la responsabilité des politiques européennes dans la hausse du nombre de décès en Méditerranée centrale.

Le 1er août, plus de 500 personnalités, dont Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France, co-signaient la tribune « 500 personnes sont #onboardAquarius » de SOS Méditerranée annonçant le retour en mer de l’Aquarius : http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/Tribune-Aquarius-01-08-2018