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Xavier, 50 ans : « En tant que militants des droits humains, nous devons intégrer les droits liés à l’environnement dans nos combats »

À l'occasion de la Journée internationale des bénévoles et des volontaires, nous vous proposons de partir à la rencontre de nos militants. Comment ont-ils découvert Amnesty ? Pourquoi ont-ils un jour décidé de sauter le pas du militantisme ? Quel est leur espoir le plus fou ou leur plus belle victoire ? Direction Nantes, à la rencontre de Xavier, 50 ans, membre d’Amnesty depuis 1994 !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de nous rejoindre ?

Je suis originaire d’un village dans le Finistère Nord. Quand j’étais enfant, mes parents ont accueilli Félix, un Burkinabé. Quand il est arrivé chez nous, les gens du village ont d’abord été étonnés de découvrir une personne noire. L’accueil a été fabuleux mais, dans le même temps, certaines personnes refusaient de lui serrer la main... Au moment de son départ, après avoir vécu dans plusieurs familles pendant un an, on a organisé une grande fête pour lui et tout un tas d’initiatives en faveur de son village au Burkina. C’était un moment d'une rare émotion. Il n’y avait plus de stéréotypes, de clichés ou de fausses idées. Il y avait juste un village qui fêtait le départ d’un ami. C’était extraordinaire. Ce moment a forgé mon parcours, mon regard sur le monde et mon engagement.

Quelle est la plus belle victoire à nos côtés ?

À l’occasion d’un Vendée Globe, nous avons noué un partenariat avec Thierry Dubois, un jeune navigateur qui n’avait pas un kopeck et qui est venu nous voir en nous disant : « Moi, je suis sportif, mon créneau, ce sont les courses au large, je vais me débrouiller pour trouver des sponsors. Je ne demande pas à Amnesty de mettre un sou dans la balance. Par contre, je veux que mon engagement sportif ait du sens. » Nous avons créé des documents pédagogiques, et avons embarqué 677 classes d'élèves des quatre coins de la France dans le suivi du bateau pendant la course, avec pour objectif de faire découvrir les droits humains, à chaque étape, à travers le monde. Thierry Dubois est ensuite passé dans une grande partie des classes qui faisaient partie de l’aventure et ça a donné lieu à des connexions fabuleuses. Cette action de sensibilisation aux droits humains a eu un grand impact.

Quel est le plus grand espoir pour demain ?

En tant que militants des droits humains, nous devons intégrer les droits liés à l’environnement dans nos combats. J'ai le sentiment que l’enjeu climatique balaye tout le reste.

Amnesty International en un mot ?

Amnesty est à la fois un vigile et une vigie. Vigile dans le sens où Amnesty défend les droits humains et cherche à protéger les personnes qui militent à travers la planète : des avocats, des syndicalistes, des journalistes des personnes engagées politiquement, etc. Et c’est une vigie aussi, parce qu’elle cherche à promouvoir des principes et des valeurs, un petit peu comme la statue de la Liberté avec sa lumière.