Retour d’expérience ! À la mi-juin 2019, le groupe de Figeac a envoyé un message aux écoles primaires de la ville, aux deux collèges, au lycée et à l’IUT en leur proposant de venir parler de la CIDE dans leurs classes à la rentrée. Le groupe nous livre ici ses clefs pour réussir une intervention sur la Convention Internationale Des Droits de l’Enfant (CIDE).

« Après notre message de la mi-juin, deux écoles primaires nous ont immédiatement fait part de leur intérêt, tout le personnel enseignant était partant ! » explique le groupe, heureux de l’accueil favorable réservé à sa proposition. Côté collèges, il est décidé qu’une action sera pilotée pendant un trimestre. Le groupe fournira expos et documentation, et proposera un programme incluant des jeux, débats et film. Au lycée, on leur demande une intervention sur la liberté d’expression et les personnes migrantes. L’IUT fait également part de son intérêt. Et l’inspecteur d’académie, prévenu, appuie leur projet.

« D’accord mais ensuite, comment ça se passe ? » C’est la question que nous avons posé au groupe de Figeac qui nous livre ici le détail de leurs actions et les supports utilisés afin d’inspirer d’autres groupes !

Au vu de l‘enthousiasme suscité, nous avons très envie de renouveler l'expérience chaque année

le groupe de Figeac

Les actions réalisées

Une présence est prévue durant une semaine à l’école L Barié (du CP au CM2) avec ciné-débat. A l’école Chapou, quatre semaines d’interventions dans huit classes sont programmées.

1ère semaine :  par demi journées, nous utilisons le jeu Kimaloe qui permet de faire un tour du monde des besoins humanitaires, de « rencontrer  » des enfants de tous les continents et ainsi, de saisir de la terrible réalité de leur quotidien. Les débats prennent vite le pas sur le jeu.

2e semaine : projection du film « IQBAL ». Deux séances sont prévues car trois cent élèves de primaire seront présents, auxquels se joignent des sixièmes. Un autre film, « Les enfants de la Jungle » est proposé aux collèges, lycée et à l’IUT (ainsi qu’à un public plus large en participation à la programmation de « Migrant’s Scène » organisée par La Cimade). Un débat très intense le prolonge, avec la présence d’Isabelle Jenoc de la Commission enfants.

3e semaine : à l’école Chapou, les enfants travaillent à partir des documents que nous avons laissés. A l’école L Barrié, c’est une information sur la CIDE et des débats autour du film IQBAL qui vont nous occuper.

4e semaine : retour à l’école Chapou où les élèves viennent de tous les milieux, de nombreux enfants de familles immigrées font partie de l’effectif. L’école fait un travail remarquable pour que chacun trouve sa place. Les échanges ont été passionnants. Le film les a beaucoup touchés et les questions sur le travail des enfant se sont imposées.

Les supports

  • Comme support, nous avons utilisé la vidéo « les droits de l’enfant ». Parmi les réactions étonnantes, un des élève de CM2 a demandé s’il pouvait la proposer sur les télévisions du lieu de travail de son papa !
  • Une question a surgi a plusieurs reprises : « Que pouvons nous faire pour eux ? Nous jouons, nous parlons mais cela ne suffit pas ». De là est née leur demande d’écrire. L’école ne pouvant pas être l’expéditeur direct de ces envois, nous nous chargerons de faire suivre leurs lettres.
  • Une exposition sur les droits des enfants a été installée dans l’un des collèges.
  • Au lycée, les trois interventions portent sur le droit d’expression, nos missions, les enfants migrants. L’exposition «Avez-vous cinq minutes pour sauver une vie ?» était présentée. Au final, ni le lycée ni l’IUT n’ont pu participer à la projection débat. Une date était choisie pour une autre séance mais la crise sanitaire en a décidé autrement. Ce n’est que partie remise!

Grâce à un écho favorable dans le milieu scolaire, des demandes sont parvenues au groupe de Figeac pour intervenir dans les écoles des villages environnants.