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Liberté d'expression

Faites pression sur les entreprises qui vendent des systèmes de reconnaissance faciale à l'Inde

Les systèmes de reconnaissance faciale représentent une forme de surveillance de masse inquiétante. Nos libertés et nos droits fondamentaux sont menacés. Malgré tout, le gouvernement indien a investi plus d'un million d'euros dans ces technologies. Des entreprises internationales équipent l’Inde massivement.

Idemia en France, Vision Box au Portugal, Staqu, Nec India et Innefu Labs en Inde : ces cinq entreprises ont produit et vendu des systèmes de reconnaissance faciale aux forces de l’ordre indiennes. Résultat : ces technologies sont utilisées pour les contrôles dans les aéroports, dans les manifestations, dans les bureaux de vote etc.

Ces pratiques sont dangereuses et discriminatoires et risquent de dissuader les citoyens d’exercer leur liberté d’expression et droit de manifester. Il faut que cela cesse !

Lire aussi : En Inde, la ville d'Hyderbad risque de sombrer dans la surveillance totale

En vertu des normes internationales, telles que les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme, toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains. Cela signifie qu'elles doivent mettre en place une politique de droits humains et prendre des mesures pour identifier, prévenir, et atténuer et répondre des risques pour les droits humains que représentent leurs opérations et relations commerciales, produits ou services.

Alors que le danger que représente ces technologies de reconnaissance faciale pour les droits humains est réel, ces cinq fournisseurs restent silencieux. À nos côtés, exigez que ces entreprises cessent de produire, vendre et exporter ces systèmes de reconnaissance faciale ! 

Puisque quatre sur cinq de ces entreprises sont étrangères, nous vous proposons un mail rédigé en anglais, pour avoir plus d'impact

Voici la traduction du mail ci-dessus en français. 👇

Madame, Monsieur, 

Je vous écris pour vous faire part de mon inquiétude quant au risque que vos activités commerciales liées à la reconnaissance faciale à des fins d’identification puissent entraîner des atteintes aux droits humains. 

Ces technologies, telles qu’elles sont actuellement déployées par les forces de l’ordre en Inde, constituent une forme de surveillance de masse. Les technologies de reconnaissance faciale qui balayent et enregistrent les données à partir de l’ensemble des visages se situant dans le périmètre couvert portent atteinte au droit au respect de la vie privée sans que cela soit légitime, nécessaire et proportionné, quelles que soient les circonstances. En outre, le recours à la reconnaissance faciale peut avoir un effet dissuasif sur la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement. La reconnaissance faciale peut également avoir un impact disproportionné sur des groupes marginalisés, ce qui porte préjudice au droit à l’égalité et à la non-discrimination.  

Amnesty International demande l’interdiction des systèmes de reconnaissance faciale à des fins d’identification. À travers le monde, des gouvernements et des entreprises ont reconnu les préjudices causés par ces outils. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains. 

En Inde, le déploiement de technologies de reconnaissance faciale se déroule en l’absence de fondement légal, de garanties suffisantes et d’un cadre strict relatif à la protection des données. Des informations font état du recours par les forces de l’ordre à la reconnaissance faciale dans le contexte de manifestations.  

Au regard de ces éléments, je souhaite par ce courrier vous demander de prendre les mesures qui s’imposent en vue de cesser immédiatement de vendre des systèmes de reconnaissance faciale aux forces l’ordre en Inde et partout dans le monde.   

Bien cordialement, 

Voici la traduction du tweet d'interpellation en français. 👇

@entreprise, vous fournissez à l'Inde des systèmes de reconnaissance faciale.

Telles qu’elles sont actuellement déployées par les forces de l’ordre en Inde, ces technologies constituent une forme de surveillance de masse.

Vous devez prendre en urgence vos responsabilités pour les droits humains 

Pourquoi interpeller les entreprises ?

1. UNE ACTION EFFICACE

Parmi les cinq entreprises, une est française. Elle risque d'être sensible à nos interpellations. Il en va de même pour les entreprises internationales.

2. LA FORCE DU NOMBRE

Si nous sommes nombreux à interpeller les entreprises, elle devront réagir. Si le nombre d'interpellation est important, les entreprises accepteront certainement d'engager le dialogue.

3. UNE ACTION GROUPÉE

Le fait d'interpeller cinq entreprises en même temps, permettra d'exercer une pression collective, en même temps.

Notre campagne contre la reconnaissance faciale

En janvier 2021, nous lancions Ban the Scan, une campagne mondiale en vue d’interdire l’utilisation des systèmes de reconnaissance faciale. Après des révélations sur la ville de New York, le deuxième volet de la campagne Ban the Scan se focalise sur Hyderabad en Inde, une des villes les plus surveillées au monde, où un immense centre de traitement de données de surveillance est en phase de construction.

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La reconnaissance faciale dans nos villes : c'est non !

Plus que jamais, nous devons être vigilants et demander l’interdiction du développement, de la vente, de l’utilisation et l’exportation de technologies de reconnaissance faciale.

SI cette technologie se généralise, nos villes risquent de devenir des cités de surveillance dignes d’un roman d’Orwell : vous ne serez plus jamais anonymes. Avec nous, demandez l'interdiction de la reconnaissance faciale !