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Yasaman Aryani © Private

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Liberté d'expression
Interpeller les autorités

Quatre choses urgentes à faire pour Yasaman Aryani

Mise à jour du 16/10/2019 : Grâce à la mobilisation de milliers de personnes à travers le monde, Yasaman a été de nouveau transférée dans la section des femmes de la prison d'Evin. Elle n'est plus à l'isolement et n'est plus sous contrôle des Gardiens de la révolution, tristement connus pour avoir recours à la torture lors des interrogatoires. Yasaman cependant est toujours emprisonnée !

Yasaman Aryani est iranienne. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2019, accompagnée de sa mère, elle a courageusement retiré son voile pour traverser un wagon réservé aux femmes en distribuant des fleurs blanches. Elle a confié son rêve d’un avenir où toutes les femmes auraient la liberté de choisir ce qu’elles portent et où elles pourraient marcher ensemble « moi sans foulard et toi avec ». Des instants filmés, dont la diffusion est devenue virale en mars 2019.

Arrêtée quelques jours après la diffusion de cette vidéo, elle a été condamnée à 16 ans de prison en août 2019. Le 5 octobre dernier, Yasaman était transférée dans une cellule de la prison d’Evin sous contrôle des gardiens de la Révolution. Depuis, son avocat et sa famille n’ont plus de contact avec elle. Yasaman Aryani est détenue au secret et risque d’être soumise à des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Il faut agir vite !

1. Envoyer un courriel à l’Ambassade d’Iran

Recopiez ce courriel et adressez-le à ambassadeur@amb-iran.fr

Pour nous permettre un suivi des emails envoyés, merci de mettre cette adresse en copie : ddh@amnesty.fr

Votre Excellence,

Yasaman Aryani a été arrêtée en avril 2019 avec sa mère, Monireh Arabshahi, et Mojgan Keshavarz. Ces trois défenseures des droits des femmes ont été arrêtées suite à la diffusion d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, dans laquelle on les voyait faire campagne de manière pacifique contre les lois iraniennes imposant le port du voile : tête découverte, elles distribuaient des fleurs à des femmes dans un wagon de train à Téhéran.. Suite à leur arrestation, elles ont été placées à l’isolement pendant de longues périodes et ont subi des pressions visant à leur faire « avouer » devant une caméra que des étrangers se trouvaient derrière leurs activités militantes contre le port du voile obligatoire et à les amener à « se repentir » de leurs actions.

En juillet 2019, la 28ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Yasaman Aryani et Monireh Arabshahi à des peines de 16 ans d’emprisonnement et Mojgan Keshavarz à une peine de 23 ans et six mois d’emprisonnement. Les trois peines se décomposent de la manière suivante : une année d’emprisonnement au motif de « propagande contre le régime », une peine de cinq ans au motif de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale » et une peine de 10 ans au motif d’« incitation à la corruption et la prostitution » pour avoir fait la promotion de la possibilité de retirer son voile. La peine de Mojgan Keshavarz comprend sept années et six mois supplémentaires au motif d’« insultes aux valeurs saintes de l’Islam ». Leur procès a été entaché d’irrégularités ; elles se sont vu refuser tout contact avec leurs avocats lors de leur détention provisoire et, au cours du procès, le juge a rejeté leurs demandes de consulter leurs avocats et a indiqué que ces derniers ne seraient pas autorisés à accéder au dossier de l’affaire ou à les représenter avant la phase d’appel. Si leurs condamnations et les peines prononcées sont confirmées en appel, ces trois femmes devront purger 10 ans de leurs peines d’emprisonnement.

Le 5 octobre 2019, Yasaman Aryani,  a été transférée de la section réservée aux femmes de la prison d’Evin à la section 2A qui se trouve sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Le 6 octobre, lorsque des membres de sa famille se sont rendus à la prison pour une visite programmée, ils ont été informés qu’elle avait été transférée la veille au soir et qu’ils n’avaient pas la permission de la voir. Pendant plus de 10 jours, elle a été détenue au secret. Malgré leurs demandes répétées, ils n’ont pu obtenir le moindre élément justifiant ce transfert. Généralement, les personnes détenues dans la section 2A sont placées à l’isolement et soumises à des interrogatoires par les Gardiens de la révolution et subissent des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Je vous exhorte à libérer Monireh Arabshahi, Yasaman Aryani et Mojgan Keshavarz immédiatement et sans condition car il s’agit de prisonnières d’opinion incarcérées uniquement en raison de leurs activités pacifiques de défense des droits des femmes en Iran.

En l’attente de leur libération, je vous exhorte à veiller à ce que Yasaman Aryani soit protégée contre toute forme de torture et d’autres mauvais traitements et que sa famille et son avocat soient informés des raisons ayant motivé son transfert, et à garantir que ces trois femmes aient des contacts réguliers avec leurs familles et les avocats de leur choix.

Veuillez recevoir, l’expression de ma haute considération.

2. Agir sur Twitter

Adressez ce message au guide suprême Ali Khamenei :

Je soutiens #YasamanAryani, défenseure des droits des femmes iraniennes. Emprisonnée et condamnée à 16 ans de prison pour avoir milité contre le port obligatoire du voile en Iran. @khamenei_ir #FreeYasaman immédiatement !

3. Signez la pétition

Demandez aux autorités iraniennes la libération immédiate de Yasaman Aryani.

4. Envoyer un courrier

Vous pouvez également envoyer ce message par courrier au Responsable du pouvoir judiciaire iranien, Ebrahim Raïssi, en envoyant le courrier à la Mission permanente de l’Iran auprès de l’Organisation des Nations Unies et/ou l’Ambassade d’Iran en France.

Destinataires

Responsable du pouvoir judiciaire, Ebrahim Raïssi c/o Mission permanente de l’Iran auprès de l’Organisation des Nations unies Chemin du Petit-Saconnex 28 1209 Genève, Suisse E-mail : iranunog@mfa.gov.ir

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Copie à :

Ambassade d’Iran 4, avenue d'Iéna, 75116 Paris E-mail : cabinet@amb-iran.fr Responsable du pouvoir judiciaire, Ebrahim Raïssi C/o Mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies Chemin du Petit-Saconnex 28 1209 Genève, Suisse

M. Raïssi,

Le 5 octobre 2019, Yasaman Aryani, 24 ans, défenseure des droits des femmes, a été transférée de la section réservée aux femmes de la prison d’Evin à la section 2A qui se trouve sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Le 6 octobre, lorsque des membres de sa famille se sont rendus à la prison pour une visite programmée, on les a informés qu’elle avait été transférée la veille au soir et qu’ils n’avaient pas la permission de la voir. Depuis lors, malgré leurs demandes répétées, on a refusé de leur communiquer le moindre élément justifiant ce transfert. Généralement, les personnes détenues dans la section 2A sont placées à l’isolement et soumises à des interrogatoires par les Gardiens de la révolution ; elles se voient refuser tout contact avec des avocats et subissent des actes de torture et d’autres mauvais traitements. Yasaman Aryani est détenue au secret et risque d’être soumise à des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Yasaman Aryani a été arrêtée en avril 2019 avec sa mère, Monireh Arabshahi, et Mojgan Keshavarz. Ces trois défenseures des droits des femmes ont été arrêtées suite à la diffusion d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, dans laquelle on les voyait faire campagne de manière pacifique contre les lois iraniennes imposant le port du voile en distribuant des fleurs à des femmes dans un wagon de train à Téhéran, tête découverte. Suite à leur arrestation, elles ont été placées à l’isolement pendant de longues périodes et elles ont subi des pressions visant à leur faire « avouer » devant une caméra que des étrangers se trouvaient derrière leurs activités militantes contre le port du voile obligatoire et à les amener à « se repentir » de leurs actions.

En juillet 2019, la 28ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Yasaman Aryani et Monireh Arabshahi à des peines de 16 ans d’emprisonnement et Mojgan Keshavarz à une peine de 23 ans et six mois d’emprisonnement. Les trois peines se décomposent de la manière suivante : une année d’emprisonnement au motif de « propagande contre le régime », une peine de cinq ans au motif de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale » et une peine de 10 ans au motif d’« incitation à la corruption et la prostitution » pour avoir fait la promotion de la possibilité de retirer son voile. La peine de Mojgan Keshavarz comprend sept années et six mois supplémentaires au motif d’« insultes aux valeurs saintes de l’Islam ». Leur procès a été entaché d’irrégularités ; elles se sont vu refuser tout contact avec leurs avocats lors de leur détention provisoire et, au cours du procès, le juge a rejeté leurs demandes de consulter leurs avocats et a indiqué que ces derniers ne seraient pas autorisés à accéder au dossier de l’affaire ou à les représenter avant la phase d’appel. Si leurs condamnations et les peines prononcées sont confirmées en appel, ces trois femmes devront purger 10 ans de leurs peines d’emprisonnement.

Je vous exhorte à libérer Monireh Arabshahi, Yasaman Aryani et Mojgan Keshavarz immédiatement et sans condition car il s’agit de prisonnières d’opinion incarcérées uniquement en raison de leurs activités pacifiques de défense des droits des femmes en Iran.

En l’attente de leur libération, je vous exhorte à veiller à ce que Yasaman Aryani soit protégée contre toute forme de torture et d’autres mauvais traitements et que sa famille et son avocat soient informés des raisons ayant motivé son transfert, et à garantir que ces trois femmes aient des contacts réguliers avec leurs familles et les avocats de leur choix.

Veuillez recevoir, Monsieur Raïssi, l’expression de ma haute considération.

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