combattre la torture

Stop Torture

Stop Torture : une campagne mondiale pour faire reculer la torture

LA LUTTE CONTRE LA TORTURE, UN ENGAGEMENT HISTORIQUE

Depuis plus de 50 ans, Amnesty International ne cesse de dénoncer les gouvernements qui pratiquent la torture et aide les victimes à obtenir justice et réparations.

En 1984, la deuxième campagne mondiale d’Amnesty International contre la torture contribue à l’adoption, le 10 décembre, de la Convention des Nations unies contre la torture. Depuis, 155 États l’ont ratifiée.

30 ans plus tard, Amnesty International dresse un constat accablant : 141 pays continuent de pratiquer ou tolérer la torture. Ces Etats, tout en le niant, violent la Convention. L’interdiction universelle de la torture n’est donc pas suffisante pour éradiquer cette pratique cruelle et déshumanisante.

Dites "STOP à la torture" dans tous les pays, toutes les circonstances, participez à nos actions  SIGNEZ

En 2014, Amnesty International repart donc en campagne pour que les Etats respectent la Convention en adoptant des garanties contraignantes pour protéger les victimes.

ADOPTER DES GARANTIES POUR PRÉVENIR EFFICACEMENT LA TORTURE

La campagne Stop Torture insiste sur le fait que les gouvernements doivent être à la hauteur de leurs promesses et respecter le droit international. Comme l'interdiction à l'échelle mondiale de la torture n’est visiblement pas suffisante, nous exigeons maintenant la mise en place de garanties permettant d'empêcher concrètement la torture et d'y mettre un terme.

DES GARANTIES QUI DOIVENT ENCADRER TOUTES LES ÉTAPES

De l’arrestation à la libération, lors des procédures pénales, en passant par la période de détention et particulièrement lors des interrogatoires et des gardes à vue, moments les plus propices à la pratique de la torture, les personnes doivent être protégées par un arsenal juridique qui garantisse leurs droits.

DES GARANTIES D'ACCÈS À TOUS LES LIEUX DE DÉTENTION

Pour les avocats : rendre obligatoire la présence d’avocats lors des interrogatoires, garantir aux détenus le droit de les consulter pendant toute la période de détention.
Pour les médecins : des médecins indépendants doivent avoir accès aux détenus et pouvoir recueillir des éléments concernant les lésions qu’ils ont pu subir du fait de la torture.
Pour les inspecteurs indépendants : un contrôle effectif mené en toute indépendance par des mécanismes de supervision efficaces doit avoir lieu dans tous les lieux où se trouvent des personnes privées de liberté.

DES GARANTIES SUR LE PLAN JUDICIAIRE

Mettre en place des mécanismes efficaces et indépendants chargés d'enquêter sur les cas de torture et d'en poursuivre les auteurs pour mettre un terme à l’impunité qui perdure dans de nombreux pays.

LIRE / TÉLÉCHARGER  LE RAPPORT

La torture en 2014, 30 ans d'engagements non tenus


Index AI : 
ACT 40/004/2014
Date de publication : mai 2014

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Thématiques

La lutte contre le terrorisme ne saurait justifier de graves violations des droits humains

Après les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’administration du Président américain de l’époque, George W. Bush, a eu recours à ces arguments. Les  forces armées américaines, parfois de connivence avec d’autres États, ont arrêté arbitrairement des personnes en diverses régions du globe, les ont maintenues au secret, les ont transférées d’un pays à l'autre sans aucun respect de la procédure à suivre, les ont placées en détention illégale et prolongée sans inculpation ni jugement et les ont torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements.

stop torture

La campagne "Stop Torture"

L’interdiction absolue de la torture est inscrite dans le droit international. Cependant, aujourd’hui encore les gouvernements continuent de torturer : pour soutirer des informations, faire taire un dissident ou simplement infliger un châtiment cruel.

Torture et droit international

Le recours à la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants fait l’objet d’une interdiction absolue et interrogeable. Aucune circonstance ne peut jamais justifier de telles atteintes aux libertés fondamentales.

Détentions illégales

De nombreux gouvernements ont arrêté des personnes accusées de terrorisme sans mettre en œuvre les garanties habituelles auxquelles toute personne privée de liberté a droit : de connaître les raisons de son arrestation, de faire connaître à sa famille le lieu de sa détention, le droit à un avocat, de contester la légalité de sa détention…

Obliger les responsables de violations à rendre des comptes

La vérité concernant un grand nombre de violations des droits humains perpétrées dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" menée par les États-Unis est maintenant connue. Malgré les nombreuses accusations, souvent appuyées par des preuves crédibles et cohérentes, très peu de responsables ont eu à répondre de leurs actes, et ce petit nombre se limitait à des fonctionnaires subalternes.