
Agir contre la peine de mort
La peine de mort est la négation absolue de la dignité et de la valeur de l’être humain. Amnesty International lutte pour faire connaître la nature arbitraire, irréversible et discriminatoire de ce châtiment. L’abolition est en marche dans le monde. Toutefois, le recours à la peine de mort est toujours d’actualité dans des pays tels que la Chine, l’Iran, l’Irak, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis d’Amérique.
Amnesty International s’oppose sans réserve, dans tous les cas, à la peine de mort
Pour Amnesty International, il est essentiel que toute personne accusée d’un crime soit traduite en justice et punie quand elle est reconnue coupable, à l’issue d’un procès équitable. Le caractère définitif et cruel de la peine capitale la rend incompatible avec le respect du droit à la vie et en fait une réponse inadaptée et inacceptable aux crimes violents. Par ailleurs, le risque d’erreur judiciaire existe toujours, alors que la peine de mort est un châtiment aux conséquences irréversibles.
Elle travaille sans relâche à sensibiliser hommes politiques et opinions publiques face à un châtiment inhumain fréquemment appliqué aux classes les plus pauvres et les plus défavorisées de la société ou aux minorités raciales, religieuses, ethniques ou autres.
Amnesty International mène une campagne permanente pour l’abolition inconditionnelle et universelle de la peine de mort
Elle agit auprès des Etats non abolitionnistes pour les engager à abolir la peine de mort dans leurs codes pénaux.
Elle engage tous les Etats à ratifier le Deuxième protocole au PIDCP, seul instrument disponible, au plan universel, permettant d’assurer l’irréversibilité de l’abolition.
Elle suit de près l’état et l’évolution de la peine de mort dans le monde, informe l’opinion publique, organise des actions en vue de son éradication avec l’appui de sympathisants et de militants.
Faits et chiffres
23 pays ont procédés à des exécutions en 2010. Durant cette année Amnesty International a recensé au moins 527 exécutions. Ce chiffre n’inclut pas les milliers d’exécutions auxquelles la Chine aurait procédé, ce type de statistiques étant classé secret d’Etat. La Chine a exécuté davantage de prisonniers que l’ensemble des autres pays non abolitionnistes de la planète. Au moins 17 833 personnes étaient sous le coup d’une sentence capitale à la fin de l’année 2010.
Peine de mort et mineurs délinquants
Début 2011, hormis les Etats-Unis et la Somalie, tous les autres Etats du monde avaient ratifié la Convention.
Aujourd’hui, tous les Etats s’accordent à dire que les exécutions de mineurs délinquants ne sont pas acceptables et aucun pays n’avoue les pratiquer. >Or, en 2010, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Iran, le Pakistan, le Soudan et le Yémen ont condamné à la peine capitale des personnes âgées de moins de 18 ans à l’époque où les crimes ont été perpétrés.
Ces exécutions constituent une violation du droit international.
Textes internationaux interdisant la peine de mort
La communauté internationale a adopté de nombreux textes qui interdisent l’usage de la peine de mort.
L'abolition de la peine de mort en France
En France, l’article 1 de la loi n° 81-908 du 9 octobre 1981 dispose : « La peine de mort est abolie ».
Modes d'exécution
Quelle que soit la méthode utilisée, une exécution est toujours un acte barbare qui avilit ceux qui le commettent et maintient le cycle de la violence. Les méthodes d’exécution utilisées en 2010 sont au nombre de 6 : décapitation, électrocution, pendaison, injection létale, fusillade, lapidation.
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