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Actualités
16.12.2008
Crise des droits humains au Myanmar

 

NOS ACTIONS :


Aung San Suu Kyi © Chris Robinson  Il est temps de libérer Aung San Suu Kyi
mars 2009 : CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE
Merci de l'avoir soutenue !
 





Photo d'U Win Tin prise après sa libération. © DR 23/09/2008  MYANMAR / Birmanie : Nous avons le plaisir d’annoncer la libération du célèbre journaliste U WinTin (78 ans) après 19 ans de détention.
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Myanmar : personnes en danger
Militants pacifiques birmans : les autorités birmanes les ont fait disparaitre. Amnesty International met leurs noms et leurs visages en lumière.
En savoir plus sur quelques-uns d'entre eux, pour ne pas les oublier



Manifestations d'Amnesty International
(automne 2007)




Manifestation des bonzes à Rangoun
La Birmanie, un an après les manifestations


Depuis les manifestations de septembre 2007, les arrestations n’ont jamais cessé et début septembre 2008, c’était au tour de Nilar Thein, dirigeante du mouvement Génération 88 (anciens étudiants) dont le mari avait été parmi les premiers manifestants pacifiques arrêtés dès le 23 août 2007. Après un an de clandestinité, la police militaire l’a rattrapée.

Le nombre de prisonniers politiques n’a cessé de croître, et nous estimons que la junte en détient plus de 2100.
Les premiers procès à huis clos et dans le cadre des prisons ont commencé, les premières condamnations lourdes ont été prononcées.
Les prisonniers de Génération 88 refusent de comparaître enchaînés, se considérant comme prisonniers politiques.

Même si les autorités birmanes ont libéré 9002 prisonniers récemment, il n’y avait parmi eux que 10 prisonniers politiques dont le plus ancien détenu, U Win Tin.
Selon les prisonniers récemment libérés, les conditions de détention sont toujours aussi abominables : torture, isolement, absence de soins médicaux…

L’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi a été renouvelée et elle se prépare à la contester devant les tribunaux par l’intermédiaire de son avocat qu’elle a enfin pu rencontrer.

Les monastères sont sous surveillance étroite et constante des services de renseignements de l’armée et de nombreux moines ont été défroqués et renvoyés dans leurs villages d’origine, tandis que plus de 80 restent détenus.


Le passage du cyclone Nargis a dévasté le sud du pays et la situation y reste sérieuse, avec des risques graves de déplacements forcés de population et de famine.
Les ONG internationales et les media ont été confrontés à l’obstruction systématique des autorités pour apporter de l’aide ou informer sur la situation.
Le comédien Zargana et d’autres qui avaient tenté d’apporter nourriture et aide ont été arrêtés et sont toujours emprisonnés.
La presse et l’internet restent muselés et les sites d’informations des Birmans en exil ont été victimes d’attaques sans précédent au moment de l’anniversaire des manifestations des moines et du 20° anniversaire de la NLD (principal parti d’opposition)
Pendant cette catastrophe, le SPDC (gouvernement) a tenu début mai un référendum sur une nouvelle constitution, référendum qui s’est déroulé dans des conditions qui n’avaient rien de démocratique.
La Constitution a été approuvée par plus de 92% des votants et servira de base aux élections qui devraient se tenir en 2010 conformément à la «feuille de route en 7 points», sans participation de l’opposition ni des partis ethniques.

Les groupes ethniques et notamment les Karens dans l’est du pays continuent de subir les agressions de l’armée et de ses milices, entraînant de nombreuses violations des droits humains : déplacement forcé, travail forcé, viols, destruction de récoltes, sanctions collectives…

Et pendant ce temps, le Myanmar a signé la Charte de l’ASEAN, qui comporte un important volet sur le respect des droits humains que ce pays ne fait rien pour respecter, criant même devant l’Assemblée générale de l’ONU à l’ingérence étrangère et à l’iniquité des sanctions économiques ciblées prises par l’Union européenne et d’autres Etats occidentaux.

 Le 17 décembre 2008, la Mairie de Paris, Marie-Claire et InfoBirmanie, avec le soutien de Jane Birkin, organisaient un rassemblement Parvis des droits de l'homme au Trocadéro à Paris.
Mireille Boisson,
coordinatrice Myanmar d'Amnesty International France  y a pris la parole pour évoquer le cas de 30 prisonniers politiques qui viennent de se voir infliger de lourdes peines.
EN SAVOIR PLUS



DOCUMENTS

Myanmar. Vingt ans ont passé, on compte aujourd’hui plus de 2 000 prisonniers politiques - 3 août 2008
Vingt ans après les premières manifestations, violemment réprimées, en faveur de la démocratie au Myanmar, les Nations unies doivent prendre des mesures plus énergiques pour obtenir la libération de U Win Tin et d’autres prisonniers d’opinion détenus depuis cette époque, a déclaré Amnesty International ce dimanche 3 août 2008. LIRE la suite


Un groupe ethnique victime de crimes contre l'humanité au Myanmar
Depuis plus de deux ans, l’armée du Myanmar se livre à une offensive militaire contre des civils de l’ethnie karen, dans l’est du pays.
information du 5 juin 2008 LIRE


Myanmar : 20 ans après le massacre des étudiants, la Birmanie entre répression et résistance

Document public mai 2008 - réf :  SF08M40