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19.11.2009
Omar Khadr
![]() Omar Khadr © Private Arrêté en juillet 2002 à la suite d’un affrontement armé avec les forces américaines en Afghanistan alors qu’il n’avait que quinze ans, il est notamment accusé d’avoir lancé une grenade ayant tué un soldat américain. Il a été détenu pendant plusieurs mois sur la base aérienne américaine de Bagram, en Afghanistan, avant d’être transféré à Guantánamo, peu après avoir atteint l’âge de seize ans. Il a déclaré qu’il avait été torturé et soumis à d’autres formes de mauvais traitements sur ses deux lieux de détention, et qu’il avait été interrogé à plusieurs reprises sans pouvoir consulter un avocat. Au lieu d’être reconnu comme un mineur et traité en conséquence, comme l’exige le droit international, Omar Khadr a été qualifié de «combattant ennemi» et n’a pas été autorisé à contester la légalité de sa détention devant un tribunal. Omar Khadr a été inculpé en vue de son procès devant une commission militaire en 2005 en vertu d’un décret militaire signé par le président George W. Bush en novembre 2001. Après que ce système ait été déclaré illégal par la Cour suprême des États-Unis en 2006, le gouvernement et le Congrès ont réagi en adoptant la Loi relative aux commissions militaires. En 2007, Omar Khadr a été inculpé, aux termes de cette législation, des chefs de «meurtre en violation des lois de la guerre», de «tentative de meurtre en violation des lois de la guerre », de « complot », de « soutien matériel au terrorisme» et d’«espionnage». Il risque donc d’être jugé pour «crimes de guerre» par une commission militaire, dont les procédures ne sont pas conformes aux normes internationales d’équité des procès et ne comportent aucune disposition se rapportant à la justice pour mineurs. L’une des irrégularités de la Loi relative aux commissions militaires au regard du droit international est qu’elle permet à ces instances d’admettre à titre de preuve des informations obtenues au moyen de traitements cruels, inhumains ou dégradants et d’autres méthodes illégales. Il encourt une peine de réclusion à perpétuité. Aucun tribunal international existant n’a jamais poursuivi un mineur pour des crimes de guerre, tenant compte du principe généralement accepté selon lequel le recrutement et l’utilisation d’enfants pendant un conflit armé constituent en eux-mêmes une grave atteinte aux droits humains. Son procès devait débuter le 26 janvier 2009. Le 22 janvier, le président Obama a signé trois décrets relatifs à la détention et aux interrogatoires. L’un de ces textes ordonne à son gouvenement de fermer le centre de détention de Guantanamo «dès que possible» et d’examiner tous les cas de détenus qui y sont incarcérés afin de décider de leur sort. Un moratoire de 120 jours a été décidé, venant suspendre les procédures devant les commissions militaires. Des organisations des droits humains, dont Amnesty International, ont appelé le président Obama à abandonner les charges retenues par une commission militaire contre Omar Khadr et à le rapatrier au Canada, ou, si les éléments à charge le justifient, à le faire juger par une juridiction fédérale aux Etats-Unis.
19 novembre 2009 : CETTE ACTION EST TERMINEE
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