Arrêtée arbitrairement, violée et torturée, en lutte contre l’impunité.
« L’odeur de sang était très forte. Ils ont enlevé mes vêtements et ils ont commencé à me mordre les mamelons...
J’ai été violée par trois hommes différents et avec différents objets...
Le plus grave est que je n’étais pas la seule, j’entendais les cris d’autres femmes qui étaient aussi en train d’être violées. »
Interview de Bárbara Italia Méndez à la Radio mexicaine Trece, 2 mai 2008.

Barbara Italia Mendez
© privé
Bárbara Italia Méndez, étudiante âgée de 27 ans à l’époque, est arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, État de Mexico.
Depuis la veille, quelque trois mille agents de police mènent une opération visant à mettre fin à un mouvement des vendeurs de fleurs ambulants, conduit par le Front des peuples pour la défense des terres, qui proteste contre leur expulsion programmée d’un marché.
Celle-ci visait à faire place nette pour la construction d’une extension aéroportuaire.
Cette opération se solde par l’arrestation de deux cent sept personnes, la mort de deux civils et de nombreux blessés parmi les manifestants et la police, à Texcoco et Atenco.
Selon Bárbara, des policiers font irruption dans la maison où elle s’était réfugiée et l’arrêtent, en la rouant de coups ; blessée à la tête, elle présente de multiples contusions.
Elle est ensuite contrainte de monter dans un véhicule de police et de s’allonger sur d’autres détenus.
Pendant le trajet jusqu’à la prison, elle est déshabillée, passée à tabac, menacée et violée par des policiers sous les encouragements de leurs collègues.
Comme elle, vingt-six femmes arrêtées à Atenco se plaignent aux autorités de violences physiques et sexuelles durant le trajet.
Le 5 mai, Bárbara comparait sans avocat devant un représentant du procureur général de l’État qui lui dit que la raison de sa détention « n’est pas connue ».
Elle dépose une plainte pour les violations subies ; à ce moment, un policier aurait déchiré sa plainte en disant qu’elle ne peut témoigner que sur les raisons de sa présence à Atenco.
Le 15 mai, elle est relâchée sous caution et inculpée d’attaques contre les voies de communication et contre les moyens de transport, charges finalement abandonnées en avril 2008.
Devant le tollé général suscité par les allégations de sévices contre des détenues, les autorités judiciaires étatiques et fédérales ont ouvert des enquêtes qui, conduites de mauvaise grâce, n’ont donné que très peu de résultats : seuls six policiers ont été poursuivis par les autorités de l’État pour des infractions mineures en relation avec la conduite des opérations de police, alors que cent cinquante manifestants ont été poursuivis, et certains des leaders condamnés à de très lourdes peines de prison.
Devant le piétinement constaté, Bárbara Italia Méndez a porté plainte devant le procureur spécial sur les violences contre les femmes (FEVIM), et procédé à des examens médicaux indépendants.
Elle et cinq autres femmes ont aussi déposé plainte auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, qui examine actuellement le cas.
Septembre 2009
Continuez à agir en lui envoyant des messages de soutien et en intervenant auprès du président mexicain.
Sa situation n’a pas changé.
Mi-novembre 2009 CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE.
Merci de l'avoir soutenue !
Témoignez, par des messages de solidarité, votre soutien à Bárbara Italia Méndez sur son livre d’or.
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Écrivez en espagnol de préférence, ou en français.
Un exemple de message vous est fourni à titre indicatif mais n’hésitez pas à personnaliser vos messages :
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Querida Bárbara,
Te apoyamos en la lucha digna por la justicia
por todas las mujeres que sufrieron abusos en
San Salvador Atenco. Esperamos que pronto
las autoridades reconozcan su responsabilidad
tanto por los hechos como por la impunidad
y que pronto se haga justicia.
Chère Bárbara,
nous soutenons ta digne quête
de justice au nom de toutes les femmes
victimes de violences à San Salvador Atenco.
Nous espérons que les autorités admettront
vite leur part de responsabilité tant dans ce
qui est arrivé que dans l’impunité dont
bénéficient les agresseurs, et que justice sera
bientôt faite
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Vous pouvez aussi lui écrire directement :
Bárbara Italia Méndez
c/o : Centro de Derechos Humanos Miguel Agustín Pro Juárez
Serapio Rendón no.57/B
Col. San Rafael
C.P. 06470
México D.F.
Mexique
EN SAVOIR PLUS :
Téléchargez la fiche de présentation de Barbara Italia Mendez (PDF)
Atenco, 3 ans après (PDF)
Entretien avec Luis Arriaga, directeur du centre Miguel Agustin Pro-Juarez (Centro ProDH) et Barbara Italia Mendez, victime de violence sexuelle et plaignante, en lutte contre l’impunité
Mexique Violences contre les femmes et déni de justice dans l’État de Mexico
index AI : AMR 41/028/2006 - 2006
Mexique. Les autorités fédérales doivent prendre en charge les enquêtes d'Atenco
index AI : AMR 41/045/2006 - 2006
Entretien radiophonique avec Barbara Italia Mendez (en espagnol)